CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
mais aucun n'avait, croyons-nous, laissé trace de l'impression qu'il en avait reçue, ni formulé le mode de manifestation de ce fait. Cependant Baumès, dans son Précis des diathèses, page 379, sans spécifier encore tous les rapports intimes qui existent entre le cancer et le tubercule, signale le cancer comme étant positivement la souche d'une multitude d'affections diathésiques d'une origine commune.
« J'ai remarqué plusieurs fois, dit-il, que dans des familles où il y avait eu des cancéreux, ceux des membres de ces familles qui n'ont pas été affectés de cancer, ou qui sont morts avant l'âge où le cancer se manifestait chez les parents, présentaient les traits de la diathèse névrosique au plus haut degré, des douleurs vagues, mobiles, aiguës, des névralgies réitérées, des névroses dans divers viscères, dans les voies gastriques, dans la poitrine^ des toux opiniâtres et douloureuses simulant la phthisie, beaucoup de vivacité dans les mouvements, une très-grande impressionnabilité, et parfois quelque chose d'étrange dans l'exercice des facultés intellectuelles. »
Ce que Baumès avait surtout vu et pressenti, c'était la diathèse cancéreuse produisant dans les lignées, non pas seulement la diathèse tuberculeuse, mais un certain nombre de diathèses holopathiques, qui jetées comme des semences dans l'organisme des générations, devaient fatalement et héréditairement se développer tôt ou tard, demeurant plus ou moins long-temps dans cette sorte dr sommeil, auquel M. Marchai (de Calvi) a donné le nom