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du secret, il est remplacé par un autre médecin qui voit bien les dernières scènes, mais qui, ne sachant rien des premiers actes, se trouve face à face avec le dénoûment, lequel demeure souvent pour lui une énigme indéchiffrable.
Pour nous, qui avons pu suivre de près et pendant longtemps cette question héréditaire dans beaucoup de ses phases et dans un grand nombre de familles, que de choses nous avons pu voir et que de choses se dévoileront plus tard à nos yeux, s'il nous est donné d'assister quelque temps encore au développement de ce drame interminable de l'humanité aux prises avec les affections nécrobiosiques !
Ce que nous pouvons dire, c'est que chaque fois qu'il n'existe aucun \\cg diathésique héréditaire dans les familles, ces familles ont pu s'unir entre elles sans que nous ayons vu de dégénérescence se produire, ni aucun vice organique apparaître et entraîner le développement de quelques-uns de ces produits hétéromorphes.
Mais si, au contraire, un vice diathésique existe, les alliances consanguines, au lieu de l'affaiblir, ne font que l'étendre et le perpétuer jusqu'à extinction. Par opposition, nous avons pu observer la disparition et \ attémialio7i de quelques-unes de ces diathèses, lorsque des alliances avaient pu s'établir avec des familles relativement saines et indemnes de ces vices diathésiques.
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Que de points importants à considérer dans cette grande et immense question de l'hérédité morbide et des alliances ! et qu'il faut se garder de laisser passer inaperçus, sous peine de commettre de graves erreurs.
D'abord l'hérédité est loin d'être toujours et constamment directe : tantôt la diathèse héréditaire saute une génération ; tantôt, au contraire, la transmission ne s'établit que chez un ou plusieurs enfants, laissant les autres complètement à l'abri de cette hérédité. Aussi faut-il ne pas oubher de tenir compte de l'influence apportée dans chaque famille par le père ou la mère, ou par tous les deux ; suivant que chez l'un cette diathèse existe à l'état amorphe et que chez l'autre elle n'existe pas. Influence souvent très-inégale et qui n'offre rien de fixe ni de régulier. Par conséquent, l'influence héréditaire ne pèse pas également sur tous les enfants : tandis que les uns sont indemnes, les autres y sont infailliblement condamnés.
C'est qu'en effet, dans les générations qui résultent de ces alliances, on voit parfois chez les enfants une fusion intime de la constitution histologique du père et de la mère, parfois au contraire, une séparation distincte et tranchée de la constitution de l'un ou de l'autre. Ce qui explique pourquoi nous avons pu voir, dans nombre des familles qui font le sujet de nos observations et chez lesquelles la diathèse cancéreuse ou tuberculeuse n'existait que d'un côté seulement (paternel ou maternel), nous avons pu voir, dis-je. plusieurs des
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onfiints complètement à l'abri de l'hérédité, tandis que les autres n'y pouvaient échapper.
Oui, les maladies s'unissent dans le mariage ou s'abâtardissent par le croisement; ce fait exprime aujourd'hui une vérité dont l'évidence est claire comme le jour. C'est donc au médecin hygiéniste qu'il appartient de s'emparer de ce fait et de le faire prévaloir par son (Expérience et par ses conseils. Conseils, nous le savons, des plus délicats et des plus difficiles à donner, lorsqu'on s'adresse directement à la famille; mais qu'il (.'st possible de faire accepter et de faire comprendre si l'on s'adresse à la généralité, si l'on range cette vérité parmi celles que l'on doit faire pénétrer dans le public au moyen de l'instruction populaire.
On parle de vulgariser les notions de l'hygiène en les mettant, au moyen de catéchismes, à la portée de lous ; eh bien ! nous pensons que cette question des alliances, envisagée au point de vue de l'hérédité des diathèses, dont la conséquence est de transmettre ou de faire disparaître un vice héréditaire, devrait former un des chapitres les plus importants do ces ouvrages.
Mais, hélas ! la soif insatiable des jouissances matérielles, qui a pénétré si avant dans toutes les classes, cet amour du luxe, ce désir ardent d'arriver vite et promptement à une position qui permet l'oisiveté ; Vauri sacra famés enfin, qui a tant contribué à perdre notre pauvre France, pourra-t-il jamais n'être placé qu'au second rang dans cette question si importante des
lO/l Cli gUE PEUVENT l'uYGIÈNE ET LA THÉHAPEUTIQUE
alliances, et ne passer qu'après un examen sagement approfondi des conditions de santé?
Enfin, en dehors des alliances qui peuvent modifier la famille et l'espèce et desquelles nous devons tout attendre si l'on veut restreindre ces dégénérescences; l'hygiène, au point de vue médical et de la thérapeutique, peut également être d'un grand secours en agissant plus ou moins directement sur l'individu d'abord, et par lui, ensuite, sur la famille.
Par l'alimentation, la gymnastique, la balnéation, le cHmat, l'atmosphère maritime, etc., l'hygiène peut devenir, dans une certaine mesure, un auxiliaire qu'on ne saurait dédaigner, pour suspendre et éloigner de l'individu le développement du vice diathésique qu'il porte en lui et dont chaque jour il est menacé.
On comprendra que je ne donne sur ce point qu'un aperçu des plus succincts, car je ne peux embrasser ici cette question de l'hygiène et de la thérapeutique que comme on embrasse dans un panorama les points les plus saillants et les plus importants. Cependant, je ne saurais passeï- sous silence les ressources et les avanta ges inappréciables d'un séjour prolongé et alterné sur les bords de la mer, sous un climat tiMupéré, dont on peut changer en suivant les saisons ; les résultats sont
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des j)lus favoi-ables lorsqu'on y soumet des individus habitués à vivre au milieu d'éléments tout opposés. Que l'on songe un instant seulement à ce qui doit se passer dans l'organisme, alors qu'il est baigné de toutes parts dans une atmosphère maritime qui le sature de tous les sels qui y sont contenus, et alors aussi qu'il l'st nourri par cette quantité prodigieuse et variée des produits de la mer, tels que poissons, coquillages, crus- Uicés, etc., dans lesquels se trouvent combinés tous les éléments médicamenteux désirables, associés et mélangés sous la forme la plus agréable, mieux que ne sauront jamais le faire pharmaciens ou chimistes les plus distingués.
Dans l'alimentation se trouve donc la médication ; et (• est là, nous le croyons, la thérapeutique et la pharmacologie la plus naturelle et la plus efficace.
Dans la thérapeutique il est aussi des agents médicamenteux desquels, sans exagérer leur puissiince, on peut obtenir des modifications constitutionnelles importantes, et qui par cela même peuvent offrir d'immenses ressources.
Dans ce nombre, nous plaçons au premier rang l'arsenic et ses composés, que l'on considère aujourd'hui, avec raison, comme de puissants reconstituants, lors- ([u'ils sont administrés avec sagacité et persévérance.
Après eux, viennent les iodures, les bromures et tous les agents thérapeutiques naturels ou artificiels, mais les agents naturels surtout, dont ils constituent la
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base principale. Telles sont les eaux minérales, l'huile de foie de morue, etc. ; puis tous les composés pharmaceutiques que la vieille médecine nommait antiscorbutiques, dépuratifs, etc., préparés avec les espèces végétales dans la composition desquelles ces sels entrent pour un chilfre important; enfin les sulfures, les chlorures, etc. , qui se trouvent également intimement combinés dans la nature avec certaines espèces de plantes et certaines eaux minérales.