‹ Le Cancer De L'ampoule De VaterChapitre 9 sur 47 · HISTOLOGIE · texte numérisé non relu

HISTOLOGIE

Cette étude anatomique nous montre qu’il existe au niveau de l’Ampoule de Vater, trois variétés d’épithélium :

1° L’épithélium de l’Ampoule elle-même ;

2° L’épithélium de la portion terminale du cholédoque comprise dans l’épaisseur même de la paroi duodénale ;

3° L’épithélium de la portion terminale du canal de Wirsung.

1° L’épithélium de l’Ampoule est un épithélium du lype intestinal formé de cellules cylindriques à plateau strié et de cellules caliciformes.

Les cellules à plateau strié, hautes de 25 à 30 y, possèdent un noyau allongé, situé au milieu du corps cellulaire.

Les cellules caliciformes, beaucoup moins nombreuses que les cellules à plateau, s’intercalent entre ces dernières et sécrètent du mucus.

Mais ce qui caractérise surtout cette muqueuse de l’ampoule, c’est l’existence d’un très grand nombre de glandes, d’aspect tout à fait particulier. Ces glandes vatériennes sont des glandes en grappes ou en tubes ramifiés, formées de cellules de 15 à 20 p, les unes claires, les autres granuleuses, et moins réfringentes que celles des glandes de Brünner. Leur canal excréteur est tapissé de cellules cylindriques. « Elles se distinguent très nettement des glandes à type biliaire du

cholédoque, des formations glandulaires à type pancréatique du canal de Wirsung, et des glandes de Brünner qui sont toujours groupées en amas » (SOULIÉ).

2° La muqueuse du cholédoque est tantôt lisse, tantôt soulevée en un très grand nombre de plis s’enchevêtrant les uns, les autres.

L’épithélium qui tapisse cette muqueuse est constitué de cellules cylindriques, hautes de 20 à 25 y», possédant un noyau volumineux, très allongé et situé près de leur base. On peut également trouver, mais d’une façon très inconstante, quelques cellules caliciformes. Les cellules cholédociennes prennent très facilement les colorants, et c’est ce qui les différencie, d’après SOULIÉ, des cellules intestinales qui « restent plus pâles ».

Le cholédoque renferme, en outre, un très grand nombre de glandes tubuleuses et ramifiées, qui s’enfoncent parfois très profondément dans l'épaisseur de sa paroi. On trouve même des éléments glandulaires dans la couche musculeuse du canal. La partie sécrétante des glandes est formée de cellules cubiques dont les unes sont claires, et les autres granuleuses. Les canaux excréteurs, parfois très longs, sont tapissés de cellules claires.

La paroi cholédocienne possède encore une couche musculeuse importante, formée de nombreux faisceaux de fibres circulaires entourant des fibres longitudinales. Comme nous l'avons signalé plus haut, certains faisceaux musculaires sont dissociés par des éléments glandulaires.

« L’intrication de ces îlots contractiles et des glandes muqueuses » serait pour LETULLE et NATTAN-LARRIER, tout à fait caractéristique du cholédoque’; et ces auteurs ajoutent « Peu d'organes, à l’exception peut-être de la prostate. possèdent une aussi riche combinaison de tissu musculaire et de glandes en grappes enchevêtrées à une grande distance de la surface du canal excréteur fondamental ».

Les fibres musculaires deviennent plus nombreuses, encore, au niveau de l’abouchement dans le duodénum et constituent un véritable sphincter.

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3° L’épithélium du canal de Wirsung est fait de cellules cubiques, hautes de 10 à 12 y, donc beaucoup plus basses que celles du cholédoque. Dans l’épaisseur des parois du canal, on lrouve, également, quelques glandes en grappes, et des faisceaux de fibres musculaires lesquels, quoique moins importants qu’au niveau du cholédoque, forment cependant un sphincter à l’abouchement du Wirsung dans l’ampoule.

En outre, le canal cholédoque et le canal de Wirsung, en traversant la paroi intestinale, dissocient les fibres de la couche musculeuse du duodénum, à laquelle, ils empruntent, d’après LETULLE et NATTAN-LARRIER, quelques fibres qui s’intriquent plus ou moins avec leurs fibres propres. Quelques faisceaux, même, s’interposent entre les deux canaux, ce qui permet de distinguer :

— une couche musculaire commune aux deux canaux.

— et une couche propre à chacun d’eux ; celle du cholédoque étant la plus importante.

L'ensemble de ce système musculaire forme le sphincter

- d’Oddi.

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