‹ Le Cancer de l'Ampoule de VaterChapitre 55 sur 65 · NI V · texte numérisé non relu

NI V

Cette opération trop complexe est sujette encore à un re proche : l’anastomose duodéno-pancréatique qui produit l'activation des ferments pancréatiques par le suc duodénal, cause des échecs opératoires. |

Ces échecs ont conduit Whipple et Parsons à rejeter l'implantation du pancréas dans le duodénum et à préconiser la technique suivante de la duodéno-pancréatectomie partielle :

Dans un premier temps, on fait :

a) une gastro-entérostomie postérieure,

b) la ligature et la section du cholédoque, peu après le confluent hépato-cystique, '

c) la dérivation par cholécysto-gastrostomie, à la face antérieure de l’estomac, loin du pylore.

Dans un deuxième temps :

a) lé décollement et la mobilisation du duodénum après ligature des artères pancréatico-duodénale et gastro-duodénale, la résection de la partie descendante du duodénum avec incision cunéiforme de la tête du pancréas, passant au large de la tumeur ;

b) la ligature de Wirsung et du canal de Santorini avec affrontement des surfaces laissées par la résection du pancréas ;

c) le drainage de la portion duodénale réséquée. La guérison opératoire acquise dans ces cas montre que le rétablissement du cours du suc pancréatique dans l’intestin n’est nullement indispensable. La digestion des graisses se faisait normalement (utilisation de 88 %).

On a voulu expliquer ces faits, par une sécrétion compensatrice dans lintestin supérieur.

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