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tion qu'il faut incriminer, c’est la cellule néoplasique elle-même. C'est des cellules cancéreuses que proviennent plus probablement les substances hémolysantes. Telle est l'opinion de MM. Ménétrier et Aubertin, et les constatations anatomo-pathologiques qu'ils ont faites, et qui leur servent d'appui, méritent d’être rapportées ici.
En effet, pour ces auteurs, ce ne seraient pas toutes les cellules cancéreuses qui produiraient cette substance
toxique, mais seulement quelques-unes d’entre elles à q q
type histologique particulier.
Aucun auteur n'avait jusqu'ici mentionné de morphologie cellulaire bien spéciale dans la tumeur de la forme anémique du cancer de l’estomac.
Dans les observations où l’examen histologique est rapporté, on note simplement :
Observation [. Trainées de petites cellules épithéliales disséminées dans un abondant tissu fibro-embryonnaire.
Observation V. Epithélioma cylindrique à type glandulaire, et ne présentant rien de particulier.
Observation VI. Epithélioma cylindrique typique sans dégénérescence spéciale.
Mais, dans le cas de MM. Ménétrier et Aubertin, particulièrement bien étudié à ce point de vue, il existait, à côté de cellules néoplasiques banales, des types cellulaires spéciaux dont l’activité fonctionnelle et sécrétoire se manifestait visiblement dans les préparations colorées : ( Enormes, hypertrophiées (30 à 40u), présentant un volumineux noyau, nombreuses cellules apparaissent gorgées d'un liquide impossible à caractériser, et sous
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forme soit de fines gouttelettes, soit d’une grosse vésicule tendant à chasser le noyau vers la périphérie. »
De telles cellules sont rares, en effet dans le cancer vulgaire de l'estomac. s
Quelleestla nature dece liquide? On l’ignore, maisil est permis de penser qu’une activité secrétoire aussi nette chez des éléments atypiques de cet ordre, ne peut donner qu'un liquide absolument distinct du suc gastrique, et peut être, même capable de l’action toxique, hémolysante dont nous cherchons la provenance. À une morphologie spéciale peut très bien correspondre une action physiologique particulière.
Certes tout cela est encore-du domaine de l'hypothèse : mais l’on peut espérer, comme le disent MM. Ménétrier et Aubertin, que la possibilité d'établir un type histologique spécial, répondant à la « forme anémique » du cancer de l'estomac, puisse naître un jour d'examens anatomo-pathologiques et surtout histologiques, plus nombreux et approfondis des tumeurs cancéreuses de l'estomac.
M. Hayem, pourtant récemment revenu sur la question, affirme n'avoir trouvé dans aucun de ses examens histologiques, de type anatomique spécial à cette forme clinique pourtant si nette.
Et d’ailleurs est-on en droit d'affirmer l’hemolyse dans le cas qui nous occupe? Et ne peut-on pas contre elle élever de sérieuses objections ?
Les examens microscopiques ont-ils révélé, soit dans le foie, soit dans la rate, soit dans le sang, sous forme de