‹ Le Cancer de l'Estomac À Forme AnémiqueChapitre 5 sur 28 · SYMPTOMES · texte numérisé non relu

SYMPTOMES

L'ensemble symptomatique de cette affection, justifie aisément qu'on l'ait érigée en forme clinique spéciale, et ce ne sera pas une des particularités les moins intéressantes ni les moins curieuses de cet ensemble que d’y constater l’absence presque totale des signes habituels du cancer de l'estomac. |

Signes fonctionnels, signes physiques même, peuvent être absents, ou si peu marqués qu'ils passent inaperçus et nécessitent dans la plupart des cas, le secours d’examens hématologiques ou chimiques, pour affirmer un diagnostic qui sans cela resterait en suspens. Bien souvent en face du malade anémié et affaibli, qui se pré-. sente, le médecin non prévenu pensera facilement à une anémie pernicieuse, à une chlorose vraie. Or, on sait combien, en matière de néoplasmes, il importe d’être promptement et sûrement fixé sur le diagnostic, puisque de la précocité de celui-ci relève l’utilisation en temps opportun du seul traitement véritablement utile au malade : l'intervention opératoire. |

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Signes fonctionnels. — On à pu noter dans certains Cas quelques troubles digestifs marquant vraiment le début de la maladie : sensation de crampes d'estomac, Suivies du rejet d’un peu de liquide muqueux, renvois plus ou moins fréquents et de saveur désagréable ; parfois modifications de l'appétit, anorexie plus ou moins marquée, élective dans certains cas et portant sur les viandes et les graisses, devenant alors un signe d'un grand intérêt diagnostique.

Si nous considérons les dernières observations publiées NOUS VOyons que chez le malade de M. Hayem (obs. V) il existait de l’anorexie pour la viande «le malade n'avait conservé de goût que pour la soupe. »

© Dans l'observation de MM. Sergent et Lemaire, il n’y avait qu’une diminution de l’appétit avec un peu de dégoût pour la viande. Dans celle de MM. Ménétrier et Aubertin, on note également le même dégoût, mais moins marqué encore.

L'élément douloureux est presque absent, on ne trouve en aucun cas de douleurs gastriques vraies.

Les vomissements manquent d'ordinaire, de même que les hématémèses, et n'apparaissent que plus tardivement à une époque ou le diagnostic est déjà posé.

Dans l'observation VI le malade eût pourtant, à une date assez rapprochée du début de son affection, quelques vomissements exclusivement alimentaires, et qui,d’abord espacés, devinrent peu après presque quotidiens.

La malade de l'observation V eut bien au début un vomissement noirâtre, peu abondant, une hématémese sans doute, mais il ne se reproduisit pas dans la suite

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