et 2.802.400 (Hayem, obs. VI
Il existe, en outre, des modifications considérables de forme: décrites par Hayem. mais communes à la plupart des anémies symptomatiques : telles sont les formes en raquette, en croissant, en tétard, etc... et les formes dites pseudo-parasitaires auxquelles il faut joindre le phénomène de la contractilité des globules rouges (1).
Toutes ces modifications n'ont rien de spécial à la forme anémique du cancer de l'estomac, leur constatation garde pourtant une certaine importance dans le diagnostic de l’existence même du cancer.
La numération des globules blancs montre l'augmentation de leur chiffre ; une leucocytose incontestable est
(1) Hayem. Du sang.
HP pe
rapportée dans toutes nos observations de cancer stomacal à forme anémique (15.500 et 17.670, obs. I) — (15.100, obs. IT) — (14.043, obs. IV).
Sujet à controverse encore dans le cancer gastrique vulgaire, où elle est au moins inconstante (Mario Donati, Vaquez et Laubry, Weil et Clerc), la leucocytose paraît être un signe fidèle de la forme dé cancer qui nous occupe ; les travaux de Hayem, la thèse d'Alexandre, les communications d'Hartmann et Silhol, la thèse de ce dérhiér en témoignent.
Le chiffre le plus élévé porté dans les observations récentes est celui de 23.803 (Obs. VI), que M. Hayem attribue en grande partie à la phlegmatia alba dolens dont était atteint le malade. Le plus faible est celui de 9.300 et 11.780 de l'observation de MM. Meñetrier et Aubertin. Mais, commé le font remarquer ces auteurs, le peu d'intensité de la leucocytose est ici plus appärente que réelle, étant donnée la faiblé proportion des hématies ; on trouve, en effet : 1 globulé blanc pour 113 rouges, a lieu de 1 pour 800 eñviroti.
Le malade de MM. Sergent et Lemaire avait aussi une leucocytose marquée, mais dont le chiffre ne put être précisé.
Quant aux équilibres leucocytairés, ils sont asséz éontradictoires ‘ dans la majorité dés cas, là leucocytose paraît porter sur les polÿnucléaires.
M. Häyem petise qu'il y a à la fois augÿmeñtation des polynucléaires et des mononucléaires qui conserveraient ainsi leurs rapports réciproques.
Hartmann et Silhol, par contre, signalent de la mo-
Dom
nonucléose, et Silhol, dans sa éhése, parle de deux cas où le pourcentage des mononucléaires atteignit 46,26, 90 et même 55 p. 100, au lieu de 32 à 33 p. 100, chiffre normal. M. Hayem, discutant cette mononücléose, qu'il trouva lui-même chez plusieurs cancéreux cachectiques, ne lui attribue pas une grande valeur diagnostique.
Quoiqu'il en soit le problème devient plus difficile quand il s’agit de préciser l’origine de cette mononucléose; tandis que Silhol pense pouvoir l’attribuer à une attente ganglionnaire par le processus néoplasique. MM. Ménétrier et Aubertin pensent plutôt qu'il y là l'indice d’une réaction de la moelle osseuse, et se basent sur une étude histologique complète des organes hématopoiétiques de leur malade.
Les chiffres donnés par les auteurs sont :
Observation IV (Blanc).
Polynucléaires neutrophiles........... 64 0/0 Mononucléaires opaques. ,..... sites 17-2070 Mononucléaires clairs. ..:,,:.. 4,012; 27 0/0 BOMIDODNLIOR EE NE UMR te 2 0/0
Observation V (Sergent).
POIVDUCIÉAlEES PP En 65 0/0 Grands mononucléaires ........,...... 17 0/0 Petits mononucléaires.,..,:..:.,,.:.; 12 0/0 EG phil MT sn ve ds ot G 0/02;
L'observation IT[ (Hayem) note une prédominance de mo-
nonucléaires.