FORMES HISTOLOGIQUES DE L’ADÉNOPATHIE
Tous les ganglions hypertrophiés que l’on rencontre au cours de l’évolution du néoplasme de la base de la langue sont-ils le siège de métastases néoplasiques ?
Les travaux de Soupault et Labbé, en 1900, permettent de ciasser en trois variétés les ganglions situés au voisinage d’un cancer :
a) les ganglions sains, mais en état d’hypertrophie
fonctionnelle;
b) les ganglions infectés, soit par des microbes pyogènes, soit par la tuberculose. On conçoit que les cancers linguaux qui se développent dans un milieu essentiellement septique donnent volontiers des adénopathies inflammatoires.
c) les ganglions cancéreux.
Ménégaux et Etienne Martin, pratiquant l’examen histologique des ganglions enlevés par curage cervical, constataient que ces ganglions n'étaient Île siège de métastases néoplasiques que dans 50 % des cas.
Ces chiffres n’ont malheureusement pas une grosse valeur, car en présence d’un examen histo-pathologique ganglionnaire négatif, rien ne prouve que si la coupe avait porté sur un ganglion voisin la réponse n'aurait pas été positive, car dans un même carrefour lymphatique peuvent voisiner, comme nous venons de le voir, des éléments envahis par le cancer et d’autres qui ne le sont pas.
Nous nous sommes un peu longuement étendu sur lenvahissement du système lymphatique dans le cancer de la base de la langue, parce que la connaïissance parfaite des groupes ganglionnaires atteints par le néoplasme est nécessaire à la bonne conduite du traitement.
C’est l’adénopathie, en effet, qui va orienter la thérapeutique, et c’est d’elle, très souvent, que dépendra le succès ou l’échec de celle-ci.