‹ Le cancer de la base de la langueChapitre 27 sur 33 · LOG · texte numérisé non relu

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permet de traiter en même temps lésion initiale et adénopathies.

Peut-on cependant affirmer, à l’heure actuelle, que la télécuriethérapie est capable de stériliser définitivement un foyer d’adénopathie cancéreuse ? C’est là évidemment une question très délicate, mais à laquelle on peut en tous cas répondre par la négative, s’il s’agit d’une adénopathie volumineuse.

Il n'empêche que certains auteurs tels que Berven et Petroff ont obtenu par ce procédé des résultats irès satisfaisants.

Nous avons vu plus haut que c’était malheureusement un procédé d’exécution délicate et surtout de réalisation très onéreuse.

2) La Roentgenthérapie

Les rayons X, eux, chappent aux difficultés de mise en place et de maintien « in situ » que présentent la plupart des procédés radiumthérapiques; ils permettent d’autre part d’obtenir au maximum cette homogénéité d'irradiation exigée par Regaud, car ils peuvent être appliqués à plus grande distance (40 à 70 cm.).

Ils sont d’application assez facile, mais sont-ils capables. même utilisés suivant la méthode de Coutard, de stériliser définitivement lésion initiale et ganglions ? Là, comme pour la télécuriethérapie, il est difficile de répondre toujours par l’affirmative, malgré les bons résultats obtenus par certains auteurs.

Ont-ils aussi la propriété, comme le prétendent certains, de fermer les lymphatiques d’une région, rendant ainsi, en cas d'intervention, l’irradiation préopératoire très utile, puisqu'elle diminuerait les chances d’esasimage ? Non, répond Francis Carter Wood, de New-York, qui a vainement essayé de fermer par roentgenthérapie les lymphatiques des pattes d’un animal.

Ils ont, en tous cas, sur les autres méthodes, cet avantage considérable, que nous avons déjà signalé, c’est de permettre le traitement simultané du cancer de la base et de ses adénopathies.

Ganglions de la bifurcation carotidienne et sousdigastriques, ganglions rétro-pharyngiens, lésion initiale et chaînes adéno-lymphatiques intermédiaires, sont pris dans le même champ d'irradiation, grâce à l'emploi des portes d’entrée latéro-cervicales que nous avons décrites plus haut.

Cette action sur les chaînes lympho-ganglionnaires, obtenue en traitant la lésion initiale, sans supplément d’irradiations, sans obliger le malade à supporter des doses plus fortes de rayons X, est très intéressante, car elle permet de les traiter même dans les cas où elles paraissent cliniquement saines.

Sans compter que c’est bien la seule méthode d’atteindre les ganglions rétro-pharyngiens qui, pour certains auteurs, doivent être considérés comme toujours envahis, ou tout au moins toujours suspects dans les cancers de la base linguale.

Et le fait d'éviter au malade un traitement roentgenthérapique en deux temps, l’un pour la lésion ini-

üale, l’autre pour l’adénopathie, n’est, certes, pak négligeable, car les applications prolongées de rayons X présentent de nombreux inconvénients; « la gêne ou les impédimenta fonctionnels, la douleur, ‘insomnie, la fatigue générale qu’entraîne cette thérapeutique, que les malades considèrent à l’avance comme bénigne, parce qu’elle ne constitue pas, pour eux, ce qu’ils appellent une « opération », les éprouvent d’ordinaire assez fortement », écrit Sébileau.

Divers accidents, parfois très graves, peuvent apparaître pendant ou après le traitement; ils relèvent soit de l'infection locale, soit de la dystrophie locale, soit de la toxi-infection générale; nous allons les etudier maintenant.

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