DOTE
tion. Ce sont des renvois tantôt sans odeur, tantôt désagréables pour le malade et pour son entourage.
Si l’anorexie n’est pas un fait absolument constant, les phénomènes douloureux le sont. En général, ce sont, au début, des douleurs sourdes et modérées, sans rapport avec les repas, consistant en sensation de pesanteur, de tension épigastrique. Peu à peu ces douleurs s’accentuent, changent de caractère, deviennent rongeantes, incessantes, présentes jour et nuit. Elles siègent dans l’hypocondre gauche et au niveau de l’épigastre. Rarement localisées, elles sont, le plus souvent, diffuses, avec irradiation à la base du thorax.
André Cain insiste sur ce symptôme douloureux, qu’il prétend être d’aussi grande valeur et aussi important que la dysphagie.
La dysphagie, qui va depuis la simple gêne à la déglutition jusqu’à l’arrêt complet des solides et des liquides, se trouve non seulement à un stade avancé de l'affection, mais plus fréquemment au début, inquiétant le malade et l’obligeant à restreindre son alimentation.
A cette dysphagie, qui masque tous les autres signes dyspeptiques, il faut ajouter des régurgitations et quelquefois du hoquet.
Mareschal (Obs. XV), cependant, ne signale aucun trouble de dysphagie dans son observation.
Les vomissements, qui sont un symptôme très fréquemment rencontré dans le cancer de l’estomac (87 fois pour 100 d’après Brinton), ne sont, pour ainsi dire, jamais trouvés dans la localisation du cancer à la grande courbure. Ce fait nous paraît si anormal dans un cancer gastrique, que nous pensons devoir attirer l’attention sur ce point.
Les vomissements pituiteux (eaux du cancer) et alimentaires sont absents. Quant aux vomissements hémorragiques, on les trouve à la période terminale. Ce sont eux qui