‹ Le Cancer de la Grande Courbure de l'EstomacChapitre 26 sur 35 · OBSERVATION XII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XII

André Cain, J.-H. MARCHAND et AUGIER. (4 août 1928.)

Th. 65 ans, ébéniste. Le malade vient consulter dans le service du docteur Bensaude, en décembre 1925, parce qu'il présente depuis sept mois une altération progressive de l’état général. Il maigrit, se fatigue, s’essouffle au moindre effort; il a un léger œdème malléolaire.

En même temps s’installe progressivement la dysphagie, d’abord très légère et d’autant plus méconnue que le malade éthylique avéré, présente depuis longtemps des pituites matinales et rejette des glaires dans la journée au prix de violents efforts. Cette dysphagie progressive empêche la déglutition des solides, puis des liquides. Elle s'accompagne de régurgitation.

Le passage des aliments détermine une gêne profonde, mal localisée dans l’hypocondre gauche. Pas de douleurs thoraciques.

A l'entrée, amaigrissement extrême, teint pâle, grande fatigue, bruits du cœur sourds, hypotension (12-6), respiration normale. L’abdomen est souple, facile à explorer. Le foie est petit, pas de matité splénique. Réflexes normaux.

Pendant son séjour, le malade, qui jusqu'alors ne se plaignait que d’une dysphagie avec sensation de plénitude, accuse

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