‹ Le Cancer de la Grande Courbure de l'EstomacChapitre 31 sur 35 · OBSERVATION XVII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XVII

MorDHaAï FEIGHEL (4 oct. 1929.)

Homme de 52 ans. Vient à l'hôpital, le + décembre 1927, pour faiblesse, pâleur.

Dans les antécédents personnels et héréditaires, rien de particulier à signaler.

Bien portant jusqu’en février 1927, le malade ressent alors un malaise général. Il est très abattu et se sent faible. Il continue pourtant son travail, mais, souvent, il a une sensation de faiblesse extrême.

Cet état continue à peu près quatre semaines, puis survient une légère amélioration. Mais à partir de ce moment, le malade commence à pâlir. Cette pâleur s’accentue de plus en plus, mais progresse lentement. |

A la fin du mois de mars, le malade ressent de fortes douleurs dans les jambes, localisées surtout dans les mollets. I est souvent obligé de s’asseoir. En outre, les mollets lui semblent toujours froids.

Pas de troubles digestifs. Selles toujours dures; constipation habituelle. Il n’a jamais remarqué de sang dans ses selles.

Au mois d'août, le malade va dans un sanatorium pour améliorer son état général.

Il contracte alors une phlébite de la jambe droite et est envoyé à la clinique chirurgicale le 31 août. Ici, on constate de l’œdème moyennement développé des deux membres inférieurs. On sent, à droite, à la palpation, des cordons indurés. Le malade se plaint de douleurs aux pieds et aux jambes, qui lui semblent lourdes,

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On immobilise le malade, dont l’état s'améliore, sans qu’il guérisse complètement. Le malade demande à quitter le service et est renvoyé chez lui le 27 septembre.

A la réadmission à l’hôpital, le 4 décembre, le malade se plaint toujours de sa faiblesse extrême. Les forces n’augmentent pas, malgré qu’il mange bien. Il reste toujours pâle.

L’appétit est donc conservé. Pas de vomissements, ni d’autres troubles gastriques quelconques.

Le malade souffre encore toujours de ses jambes, qui enflent souvent dans la journée.

A l’examen général, le malade présente un panicule adipeux bien développé, des téguments pâles, des muqueuses décolorées, des œdèmes aux membres inférieurs (séquelles de phlébite).

Appareil digestif. — Dentition en bon état. Langue humide, un peu chargée. Abdomen souple, non ballonné, non douloureux. Foie agrandi, dépassant le rebord costal de deux travers de doigt. Rate augmentée de volume à la percussion, palpable, mais difficilement.

Appareil circulatoire. — La pointe du cœur bat dans le o° espace, un peu en dehors de la ligne mamelonnaire. On entend un souffle systolique dans toute la région cardiaque, aussi bien à la pointe qu’à la base et dans la région mésocardiaque. À la radio, on voit le ventricule gauche un peu agrandi.

Urines : rien à signaler.

Sang : Hb, 40 p. 100; globules rouges, 3.100.000; globules blancs, 7.000 (poly, 61 p. 100; mono, 34 p. 100; éosino, G p. 100.

Suc gastrique : acide libre, 0; acide total, 0,44.

Examen des selles : Gaiac, +; benziline, +.

Le 8 décembre, un nouvel examen de sang montre :

Globules rouges, 2.500.000; Hb, 35 p. 100.

On constate à plusieurs reprises des hémorragies occultes dans les selles.

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