‹ Le Cancer Du Bassinet Et De L'UrètreChapitre 11 sur 25 · NES LA · texte numérisé non relu

NES LA

avait une hématonéphrose intermittente et'où la douleur rénale disparaissait quand l'hématurie augmentait et que l'organe diminuait de volume, pour reparaître quand la rétention augmentait de nouveau son voiume,

De même, dans le cas de Hartmann, il y a sans doute Jieu de faire une part, dans la production de la douleur, à

la lithiase rénale età la pyélite concomitantes du can-

cer.

Quoiqu'il en soit, c’est un des symtômes qu’on retrouve le plus fréquemment dans les observations, Mais il semble qu'il puisse faire défaut, puisque dans le cas de Spillmann nous trouvons spécifié que durant la vie le malade n’avait jamais eu de douleurs lombaires.

Le fait clinique le plus ordinaire dans lés observations que nous possédons consiste dans existence d’une tumeur, qui est d’ailleurs fort variable, suivant les cas, quant à

son Siège, à son étendue, à ses caractères. Et cette va-

riété se comprend si l’on songe que le cancer est tantôt

limité au bassinet, c’est-à-dire à la région lombaire, tantôt étendu à l’uretère plus ou moins bas, jusque dansla fosse iliaque, tantôt enfin a envahi d’autres organes, par contiguité ou par métastase.

D'autre part, la tumeur peut être formée par le cancer lui-même, ou au contraire formée, du moins en partie, par une hydronéphrose, par une distension et une dilatation du bassinet qui transforme le rein en une poche kystique.

Et dans un fait comme celui de MM. Toupet et Guéniot, où le rein distendu formait une poche kystique extrêmement volumineuse, grosse comine une tête d’enfant, on

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conçoit que, même si l’on avait soupçonné et cherché comme cause d’hydronéphrose un cancer obstruant l’uretère, on n ‘aurait probablement pas pu par la palpation

arriver à sentir la lésion néoplasique, celle-ci se trouvant

alors masquée par l'énorme tumeur kystique qui disten-,

dait et remplissait l'abdomen.

Il ne faut quère compter, pour arriver au diagnostic,

sur des modifications de Purtine.

L’hématurie, qui semble a priori an symptôme possi: ble et rationnel du cancer pyélo-uretéral comme elle est un symptôme du cancer du rein ou de la vessie, ne se trouve pas ordinairement mentionnée dans les observations sur lesquelles nous avons des renseignements. Il faut pourtant en excepter le-malade de Hartmann, qui avait eu une hématurie, mais celle-ci paraît devoir être

mise bien plutôt sur le compte de la lithiase, et surtout

le malade de Tuffier, atteint d’hématurie persistante ; ©

pl mais celle-ci présentait ici un caractère particulier très important, la variabilité, car il y avait chez ce sujet une hématonéphrose intermittente ; on observait à cefiains moments des phénomènes liés à la rétention de sang dans le rein, douleur rénale, augmentation considérable de volume de l’organe, en même temps que diminution de lhématurie et de la teinte de larine, puis à ces phénomènes faisait suite à d’autres moments une récrudescence de l’hématurie avec diminution de volume du rein et

disparition de la douleur. C’est pendant la nuit et par le

repos au lit que l’hématurie était la moins abondante où

disparaissait presque, el que le malade souffrait le plus,

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