‹ Le Cancer Du Bassinet Et De L'UrètreChapitre 8 sur 25 · PA · texte numérisé non relu

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sans rien de spécial et il n'avait encore nullement souffert des reins lorsque, il y a 20 ans, il fut pris un jour dans la rue, brusquement, d’une douleur lombaire telle qu'il se serait affaissé, si l'ami avec lequel il causait ne l'avait soutenu. Cette douleur diminua après l’application de sangsues et, après quinze jours de lit, il était à peu près remis. Depuis cette époque, 1l a toujours été sujet à des douleurs de reins peu intenses, revenant de temps à autre, sans rien de régulier. Dans ces 4à5 dernières années, les urines se sonttroublées..….»

Eh-bien! tout cela prouve, en somme, que chez ce sujet la prédisposition, la diathèse lithiasique, était très ancienne, peut-être héréditaire, et qu’elle s'était révélée par diverses manifestations. depuis fort longtemps. Mais il n'est pas prouvé que le calcul qui fut trouvé dans son bassinet était antérieur au cancer et en avait été le point de départ, On peut fort bien admettre que c’est le cancer qui, chez ce sujet à dia'hèse invétérée, mit en jeu sa prédisposition à faire des calculs et détermina la formation d'une nouvelle pierre urique.

En résumé, sans affirmer nullement cette filiation pathologique, nous voulons seulement montrer ce qu'il y avait de trop absolu dans la manière de voir de M. Hartmann. Peut-être, comme il le croyait, « ce cancer du bassinet était consécutif à la pyélite calculeuse », mais nous COnStatons, avec MM. Toupet et P. Guéniot; qu'on « pourrait avec autant de vraisemblance considérer ce fait commeun cas de cancer du bassinet ayant pu jouer un rôle lithogé-

ne, chez un sujet présentant d’ailleurs des antécédents et

une diathèse lithiasiques ».

Du reste, les choses ont bien pu se passer d’une mamère qui concilierait et fusionnerait en quelque sorte les deux opinions. Ne s’agirait il pas, en l’espèce, d’un homme prédisposé originellement à la lithiase et chez qui les calculs formés autrefois auraient déterminé une irritation du bassinet qui aurait provoqué l’apparition du cancer, lequel, à son tour, mettant en jeu les aptitudes lithogènes de cet! organisme, aurait provoqué la formation d’un nouveau calcul ? Il y aurait là une de ces influences réciproques, sortes de cercles vicieux apparents, dont les exemples ne font pas défaut en biologie. ;

Age. — À s’en rapporter aux observations publiées, on voit que le cancer pyélo-uretéral n’est l’apanage exclusif d'aucun âge: entre la petite: malade de Ribbert âgée de 4 ans, et celle de Toupet etGuéaiot (89 ans), ontrouve nombre d’intermédiaires : 42 ans (Wising et Blin), 50 ans (Gaucher, Hektoen), 54 ans (Hartmann), 65 ans (Tulfier). é

Sexe. — Le sexe n’a pas non plus d’inflaence manifeste: landis qu’il s’agit d'hommes dans les faits de MM. Gaucher, Hartmann, Spillmann, Tuffier, c’est au sexe féminin qu ‘appartenaient les malades de Wising et Blin, de Ribbert, de Hektoea, de MM. Toupet CLR Gus: ‘HO.

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