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Cancer du côlon droit

sont insuffisantes pour juger du vrai cours de la lymphe. À voir sur des pièces largement injectées par plusieurs piqûres juxtaposées, des vaisseaux et des ganglions uniformément colorés, on se fait facilement au concept de territoires lymphatiques bien limités, drainés par des voies bien définies, que des relais ganglionnaires interrompent dans une succession réglée. C’est ainsi, par exemple, que s’est formée cette croyance en un «premier relai ganglionnaire » qui serait le groupe paracolique. On admet souvent aussi l'existence de territoires assez bien limités dont le premier : cæcum, 2/3 inférieurs de l’ascendant, se drainerait vers la chaîne iléo-colique, dont le second : 1/3 supérieur de l’ascendant, angle, 2/3 droits du transverse, serait tributaire de la colique moyenne.

" Une telle division ne devrait être qu'un schéma très lâche : en effet, selon les circonstances et pour des raisons que nous ignorons, une même injection lymphatique peut enprunter deux voies très différentes.

La fig. 15 est un dessin d’après nature d’une de nos pièces les plus instructives. Nous avons piqué là, en deux points très voisins et très limités, la paroi postérieure de l’ascendant. Toute l'injection inférieure a gagné la chaîne iléo-colique. Une partie de l’injection supérieure l’a suivie, tandis qu’une autre empruntait la voie colique ascendante. On y voit aussi un lymphatique qui ne relaie pas à l’arcade paracolique mais va directement au groupe intermédiaire iléo-colique. Un autre saute délibérément un ganglion colique ascendant intermédiaire et injecte d'emblée le ganglion principal.

De tels faits ont été remarqués, il y a bien longtemps déjà, par Jamieson et Dobson. Des lymphatiques provenant soit des plexus sous-muqueux ou péritonéaux, soit des nodules épicoliques, peuvent se rendre directement au groupe intermédiaire ou même au groupe principal. Ceci serait surtout vrai pour les lymphatiques de l’ascendant et de la partie droite du transverse.

Le rôle de premier arrêt dévolu ainsi classiquement à l’arcade paracolique paraît bien inconstant et le terme de « premier relai ganglionnaire » n’a plus guère de sens si l’on juge in vivo.

Jamieson et Dobson ont encore mis en évidence les conclusions intéressantes que l’on peut tirer de la différence des trajets que doit parcourir la lymphe, suivant son origine sur le côlon; plus ils seront longs, plus elle rencontrera de ganglions. Par exemple, la lymphe partie du cæcum ou du transverse peut très bien ne traverser qu’un seul élément de chacun des 4 relais : épi et paracolique, intermédiaire et principal. Mais, au contraire, la lymphe partie de l’ascendant ou de l’angle pourra

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