‹ Le Cancer du Côlon droitChapitre 16 sur 90 · SEXE ET AGE · texte numérisé non relu

SEXE ET AGE

Dans nos observations, les deux sexes sont frappés dans une proportion rigoureusement égale. Nous nous trouvons là en accord avec Bertrand qui n’a noté qu’une faible prédominance dans le sexe masculin. Au contraire, nous devons reconnaître que de Bovis, M. Okinczyc, Rankin, Craig et Mac Carty et la majorité des auteurs, pensent que le cancer du côlon est deux fois plus fréquent chez l’homme que chez la femme.

L'âge de nos malades était en moyenne de 56 ans : 26 % avaient entre 40 et 50 ans, 30 % entre 50 et 60, 22 % entre 60 et 70. Nous voudrions surtout faire remarquer le nombre important de cas (14 %) observés après 70 ans et plus encore, les 8 % de cancers rencontrés chez des sujets relativement jeunes, de moins de 40 ans. Sans citer tous les travaux qui ont eu trait au cancer du côlon dans le jeune âge, nous rappellerons par exemple que Louart à pu réunir 61 cas de cancers intestinaux observés entre 20 et 30 ans. Ewing rapporte que Nothnagel découvrit un cancer du cæcum chez un enfant de 12 ans. Stæmmler a trouvé, à l’Institut de Chemnitz, une tumeur cæcale chez une femme de 22 ans et Russel une perforation du cæcum, d’origine cancéreuse, chez une femme de 21 ans. On pourrait incidemment remarquer, d’après les statistiques d'Anschutz et de Kaufmann, que ces cancers des jeunes se voient avec une prédominance très nette chez la femme.

Du point de vue pratique, on en conclura que pour les cancers du gros intestin comme pour beaucoup d’autres, l'apparition avant 40 ans est loin d’être rare. On ne doit pas, parce qu’un malade est jeune, éliminer trop facilement la possibilité d’une lésion maligne en faveur d’un diagnostic plus optimiste, comme celui d’entérocolite ou d’appendicite.

Page 1