‹ Le Cancer du Côlon droitChapitre 30 sur 90 · COMPLICATIONS · texte numérisé non relu

COMPLICATIONS

Elles sont de deux sortes : infectieuses et occlusives. Maïs, si leurs tableaux cliniques diffèrent, il est cependant rare que du point de vue strictement anatomo-pathologique, on ne découvre pas leur association, soit que les réactions inflammatoires accroissent ou complètent le rétrécissement, soit que ce dernier, cause de stase et de stagnation, entraîne des accidents septiques.

On insiste toujours sur les différences qui opposent les complications des cancers du côlon droit à celles des cancers du côlon gauche. Il s’agit peut-être moins de questions de fréquence que de degré et de mode d'apparition. À droite, en effet, les complications revêtent généralement des aspects atténués. Plutôt que d'affirmer qu’elles sont rares, il serait plus exact de souligner leur installation lente, progressive, insensible, et leurs aggravations insidieuses. Par exemple, tandis que dans les cancers gauches une forme sténosante se révèle souvent par une occlusion aiguë, dans le cancer du cêlon droit, au contraire, il existe au préalable une longue période d’obstruction qui finit par aboutir à l’occlusion confirmée, si elle n’est pas reconnue à temps. Certes, il est, dans les cancers droits, des complications à allure aiguë, et qui peuvent être révélatrices d’une tumeur à marche rapide. Mais si elles sont infiniment plus rares qu'à gauche, il ne faut pas en conclure que les cancers droits ne sont pas occlusifs. Quand on les recherche attentivement, les complications des cancers du côlon droit paraissent fréquentes et leur symptomatologie discrète, leurs manifestations sournoises, leurs caractères plus chroniques qu'aigus, sont loin d’être une garantie de bénignité. Elles sont peu bruyantes, mais quand on les laisse évoluer pendant longtemps, elles entraînent des troubles stercorémiques pro-

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Complications

fonds et des lésions intestinales intenses, sources de dangers dans les interventions. Ne les jugeant parfois que sur leurs manifestations cliniques, il arrive qu'on sous-estime leur gravité; on ne se méfie pas toujours assez d’une simple obstruction ou d’une inflammation minime, qui entraînent cependant si souvent des accidents .post-opératoires inattendus.

Nous passerons successivement en revue l’étiologie et les manifestations anatomo-pathologiques de l'infection et de l’occlusion, puis leurs aspects cliniques.

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