II
Diagnostic différentiel —
l'examen des ganglions qu’on devait trouver la preuve absolue de l’association de tuberculose et de cancer par la présence de boyaux cancéreux et de bacilles de Koch (pl. XIA). L'autre cas, au contraire (obs. 29), se présentait cliniquement et histologiquement comme une tuberculose (pl. XIT), mais la situation de quelques tubes épithéliaux infiltrés jusqu'au delà de la musculeuse permettait d'affirmer la malignité, bien qu'ils fussent peu atypiques.
En somme, il semble exister deux sortes de cas selon que la tuberculose ou le cancer paraissent avoir préexisté.
Par contre, la coexistence de cancer et de lésions syphilitiques du côlon est assez exceptionnelle. MM. Thévenard et Durante en ont pourtant rapporté un cas.
Les formes pseudo-néoplasiques de l’appendicite sont connues depuis bien longtemps et nous avons vu que la confusion est même possible entre un cancer à son début et l’appendicite plus banale. Mais nous n’aurons en vue que les cas où, à la suite d’une appendicite, une volumineuse masse indurée se développe dans la fosse iliaque droite. Il n’est pas d’ailleurs une seule forme pseudo-néoplasique d’appendicite, mais plusieurs, car la tumeur que l’on sent peut correspondre à des lésions anatomo-pathologiques très différentes.
Certaines appendicites s’accompagnent d’abcès à évolution lente, entourés de toutes parts par une grosse coque, très épaisse; leur accroissement est traînant, l’état général décline, la température oscille à peine au-dessus de la normale. Il survient de temps à autre un vomissement, quelques douleurs. La tumeur est de consistance ligneuse, douloureuse, immobile, soudée à la paroi. Chez les sujets âgés, le diagnostic hésite parfois pendant longtemps entre appendicite et cancer, jusqu’à ce que la suppuration soit devenue évidente. Cependant le diagnostic radiographique est généralement facile; l’abcès appendiculaire provoquant des images de refoulement soit transversal (pl. XXVITA), soit vertical (pl. XXVIIB), qu’il est impossible de confondre avec les lacunes pariétales d’un néoplasme.
Mais à côté de ces formes, où il existe un abcès qui ne tarde pas à se collecter, il est des appendicites, surtout rétro-cæcales, qui entraînent uniquement des réactions de péritonite plastique où participent l’épiploon le mésentère, les parois intestinales, la paroi abdominale ellemême et qui peuvent simuler en tous points un néoplasme adhérent. « Une appendicite subaiguë avec péritonite adhésive péri-appendiculaire sans suppuration, a dit autrefois Talamon, survenant chez un homme