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Cancer du côlon droit

qui a passé la quarantaine, peut donner lieu à des symptômes d’amaigrissement, d’asthénie et d’anémie générale, qui, joints à la constatation d'un empâtement plus ou moins bien limité dans la fosse iliaque droite, feront presque nécessairement pencher le diagnostic en faveur d’une production maligne de la valvule iléo-cæcale. » Un des éléments de l’histoire clinique qui ferait souvent songer à la nature inflammatoire de la tumeur est fourni par l'existence d’une poussée aiguë préalable et d’une amélioration rapide des signes généraux sous l'influence de la glace. Mais ceci peut même se rencontrer dans un cancer infecté et comme, d'autre part, on n'est pas en droit de perdre du temps à attendre une rétrocession des signes physiques qui est toujours fort lente, il faut recourir à la radiographie, et, si elle n’est pas probante, à la laparotomie exploratrice. MM. Hartmann et Sauvé ont particulièrement insisté sur ces pérityphlites appendiculaires. Il faut surtout signaler la valeur du repérage sous écran de la tumeur, à l’aide du fil de plomb. En ce cas, en effet, comme pour les abcès, la tumeur se projette en dehors de l'intestin.

Si l’on intervient, on trouve généralement une sorte de phlegmon ligneux, un bloc fibreux collé contre la paroi, qui crie sous le couteau et au centre duquel il existe parfois quelques gouttes de pus. Les brides, les adhérences sténosent plus ou moins l'intestin. Dans un cas de MM. Plisson et Carrive, la masse inflammatoire paraissait bilobée, une partie adhérant à la paroi, l’autre entourant un appendice enflammé, qui présentait quelques diverticules muqueux.

Des erreurs de diagnostic, dans ces formes, peuvent cependant être inévitables. C’est ainsi que M. Leriche a enlevé, en deux temps, une tumeur cæcale dont la nature néoplasique ne semblait pas faire de doute et qui s’est révélée, à l'examen de la pièce, être constituée par une énorme masse ganglionnaire, accolée à la face interne du cæcum, à côté d’un gros appendice plein de pus, réellement incrusté dans la face postérieure de l'intestin. La radiographie avait montré une image lacunaire du fond du cæcum, la tumeur se superposait bien au côlon et on avait porté le diagnostic de tuberculose ou de méoplasme.

A côté de ces masses inflammatoires, de ces blocs d’adhérences péricæcales, l’appendicite est capable d'entraîner la formation de véritables tumeurs développées dans l'épaisseur même des parois du côlon avec un minimum de réaction plastique au voisinage. Rappelons les cas de Le Dentu, de Gérard Marchant, de Demoulin, de MM. Schwartz et Hartmann de Julliard. Dans ces formes, il existe une épaisse infiltration lardacée

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