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RÉSULTATS FONCTIONNELS

On a beaucoup discuté leur valeur qui pourtant est bien meilleure dans les hémicolectomies pour lésions organiques que dans les résections pour stase. Aucun des malades que nous avons pu interroger à ce sujet ne nous a dit avoir souffert après son opération de douleurs ou de diarrhée prolongée.

L'examen radiologique tardif ne montre pas l'existence de dilatation colique, sauf quelquefois un petit cul-de-sac sur le transverse et son inconstance même fait penser qu’il s’agit là surtout d’un fait consécutif à la conservation d’un petit segment colique à droite de la bouche anastomotique. Peut-être aussi, d’ailleurs, ce cul-de-sac pseudo-cæcal correspond-il à une nécessité physiologique comme l’ont signalé MM. Pierre Duval et J.-Ch. Roux à propos de trois de leurs opérés.

Le grêle, logé dans la fosse iliaque droite, ne présentait jamais de dilatation; quelquefois, au voisinage de la bouche, son image offrait quelques irrégularités, une légère fixité, semblant traduire l'existence de quelques adhérences. Jamais les anastomoses faites au bouton n’ont paru étroites ou sténosantes.

L'étude de nos opérés confirme donc, en tous points, les conclusions de MM. Robineau et Laffitte sur la valeur fonctionnelle des hémicolectomies. Nous n'avons jamais constaté cette dilatation rétrograde du

Thérapeutique chirurgicale

grêle, cette colisation à laquelle Weiss a consacré de nombreuses recherches expérimentales. D'ailleurs, il reconnaît lui-même que la colisation s’observe surtout après les colectomies subtotales, exceptionnellement après les hémicolectomies droites. Cependant il a écrit que «après toute intervention qui réduit la capacité du réservoir colique, les opérés passent par une période de troubles fonctionnels très marqués, au premier plan desquels il faut placer la diarrhée et l’affaiblissement général qui en résulte ». Il nous a, au contraire, semblé que l’hémicolectomie avait des résultats fonctionnels immédiats particulièrement anodins. Remarquons d’ailleurs que MM. Pierre Duval et J.-Ch. Roux n'ont observé de dilatation du grêle que sur un des trois cas dont ils rapportent l'étude radiologique; cette dilatation s’était faite sans douleurs, à l'inverse de la dilatation sigmoïdienne qui succède aux colectomies subtotales.

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