‹ Le cancer du seinChapitre 24 sur 51 · Amputation du sein droitpour carcinome. Guérison · texte numérisé non relu

Amputation du sein droitpour carcinome. Guérison

Madame M., 52 ans, opérée le 15 juin 1896, avec le D1* E. Ménière. Tumeur peu développée, remontant à peine à quelques mois, mais siégeant à faible distance de la clavicule, dans le segment supérieur de la glande. De petits ganglions axillaires peu développés. Mamelle volumineuse et grasse.

Ablation large, en partie musculaire. Curage de l'aisselle qui ne renferme que de petits ganglions. Réunion partielle. Suture et drainage du reste. Suites normales. Persistance assez prolongée de raideur dans l'aisselle et de douleurs irradiées dans le bras.

A eu récemment une petite phlébite dans le bras droit à la suite de travaux trop rudes, mais l'état local et l'état général sont parfaits (lettre du Dr Ménière).

Survie sans récidive de§ ans et 1 mois.

43. Amputation du sein gauche pour carcinome squirrheux. Guérison.

Madame A., 63 ans, opérée le 1er août 1896 avec le Dr Cadet de Gassicourt. Tumeur d'un médiocre volume, très dure, fortement rétractée, à contours un peu vagues, dans une mamelle grasse, se déplaçant mal sur les plans profonds. Doncadhérences au grand pectoral. Ganglions dans l'aisselle ; rien au-dessus de la clavicule.

Le début remonte déjà à un assez grand nombre de mois. Temporisation fâcheuse due aux hésitations d'un médecin

pourtant très distingué; mais on n'a consulté aucun chirurgien. L'intervention est déjà beaucoup trop tardive.

Ablation très large comprenant la plus gande partie du grand pectoral et une partie du petit. Curage de l'aisselle. Suture, drainage, réunion immédiate dans les délais normaux.

26 septembre 1896. Bon état local. Raideur et sensibilité encore assez grandes. Etat général seulement passable, mais aucun signe net de généralisation ni dans les viscères, ni dans le rachis.

6 janvier 1897. Ce qui reste du grand pectoral est rétracté et forme une sorte de bourrelet. Cicatrice profondément adhérente en dehors; quelques noyaux interstitiels gros comme des lentilles ou de très petites cerises. Bientôt évidence de tumeurs métastatiques dans le foie et la colonne vertébrale, douleurs atroces dans le dos, les flancs, les membres inférieurs; commencement d'effondrement rachidien.

Morte le 7 avril 1897 (notes personnelles).

Survie de 8 mois et 7 jours.

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