‹ Le cancer [electronic resource]Chapitre 10 sur 56 · MÉCANISME DES NEO-FORMATIONS GLANDULAIRES · texte numérisé non relu

MÉCANISME DES NEO-FORMATIONS GLANDULAIRES

ou moins grande quantité (Podvvyssozki). Fautil citer l'exemple classique des glandes utérines se reproduisant rapidement après chaque menstrue ou après la grossesse?

Tous ces faits prouvent que la vitalité glandulaire est exubérante et que, si quelque chose ne venait harmoniser et atténuer ces tendances à la multiplication, l'organisme tout entier finirait par succomber aux proliférations des cellules glandulaires. La multiplication de ces cellules, régie par des lois précises, aboutit presque toujours à une hypertrophie glandulaire avec hyperplasie des tubes ou alvéoles. Les nouvelles glandes formées rappellent d'une manière absolue les glandes normales. En un mot, la prolifération glandulaire est typique.

Le développement de la glande mammaire pendant la lactation, les multiplications cellulaires du rein sollicité par une exagération des exigcances physiologiques, les réparations par restitution ad inlegrum d'organes glandulaires traumatisés, rentrent dans la catégorie des néoformations glandulaires typiques.

Mais il n'en est pas toujours ainsi : parfois, les proliférations glandulaires, tout en reproduisant la structure des glandes normales, s'en distinguent soit par la très grande quantité de

4G CLASSIFICATION DES NKOPLÀS1ES CANCEREUSES

cellules remplissant la lumière glandulaire, soit par levolulion analomique des élémenls néoformés qui s'éloignent du type cellulaire normal. Dans ces cas la néoformation glandulaire n'est plus typique. Elle est devenue atypique. Celte forme, toutefois, n'est réalisée ni par l'hypertrophie fonctionnelle, ni par les byperplasiea inflammatoires; seules, les néoplasies épitbéliales peuvent la présenler.

Lorsqu'une glande quelconque, la glande mammaire par exemple, est atteinte de cancer, Jes phénomènes que l'on constate sont les suivants : Sous l'influence d'une cause indéterminée, les alvéoles d'une portion glandulaire deviennent le siège d'une prolifération épilhéliale, comblant et distendant progressivement les culsde^saG ; mais les acini et la glande elle-même n'ont rien perdu de leur forme, comme s'il ne s'agissait en apparence que d'une dilatation glandulaire avec cellules épithéliales typiques.

Ainsi se trouve constitué Y adénome de la glande mammaire.

L'évolution des cellules épithéliales peut s'arrêter là ou se continuer (ce qui est plus fréquent, pour ce cas spécial). Tassées dans un espace trop étroit, les cellules épithéliales, ayant achevé leur évolution, meurent sur place et

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