ÉT10L0GIE DU GA.NCER
est fonction du noyau, et La nutrition de la eellule est fonction du proloplasma ; si donc la lésion acquise ne peut imposer aux noyaux des cellules germinatives un nouveau caractère héréditaire, en revanche elle exerce sûrement, dans certains cas, sur le protoplasma de la cellule génitale une sorte de viciation. Son noyau étanl mal nourri, les cellules qui naîtront de sa division souffriront de cet état morbide du proloplasma, et l'individu qui en résultera pourra ne pas se développer (comme en témoignent les avortemenls répétés dans la syphilis) ou viendra au monde chétif et peu doué pour la lutle contre les agents infectieux qui pourront le menacer.
L'hérédité de là prédisposition, ainsi réalisée, explique comment les enfants issus de tuberculeux présentent une si grande aptitude à contracter la tuberculose, qu'ils rencontrent dans leur entourage immédiat.
En résumé, ce qui fait Yindicidu réside dans le noyau, H les recherches de Weissmann oui bien mis en évidence le fait que, dans les cellules germinatives, de même que dans les cellules isolées de l'organisme, c'est le noyau qui transmet les caractères propres de génération en génération. Le proloplasma, en revanche, n'a
qu'un rôle nutritif, et tout ce qui ne sera. pas dans le noyau ne pourra pas être transmis héréditairement. Les lésions acquises ne sauraient modifier que le protoplasma de la cellule génitale mâle ou femelle, protoplasma dont le rôle est de véhiculer, de protéger et de nourrir le noyau ; il peut le faire plus ou moins bien. Mais la lésion acquise, en modifiant la nutrition du noyau, ne peut que l'affaiblir ou le fortifier, sans ajouter, ni retrancher aucun des filaments nucléaires dirigeant l'hérédité.
L'hérédité du cancer, telle qu'elle ressort des statistiques familiales, ne saurait être confondue avec l'un des cas précités et exceptionnels de transmission des lésions acquises, basée sur une contagion fœtale ou même ovulaire.
Origine parthogénétique ou gémellaire.
- Les quelques considérations, qui précèdent, nous permettent déjà de dire que le cancéreux peut engendrer des enfants qui portent en eux leur cancer, alors que les enfants des tuberculeux, par exemple, naissent avec une prédisposition qui les expose particulièrement à contracter la tuberculose, à laquelle dans une certaine mesure, les moyens hygiéniques modernes peuvent, en quelques cas, le soustraire.
L'intervention humaine ne peut rien pour
Critzihh — Le Cancer Q