PRÉDISPOSITIONS MORBIDES
quesa donné des résultats remarquables ; elle permet l'étude de l'éclosion des maladies à tons 1rs points de vue; c'est en s'y attachant que les anciens auteurs sont arrivés, en pleine ignorance des agents pathogènes, à connaître les conditions que doivent remplir certains individus pour prendre telle ou telle affection. En étudiant l'inûuence de l'âge, du sexe, de la profession, du milieu, etc., sur les maladies, on est arrivé, notamment en ce qui concerne le cancer, à des notions très précieuses.
Age. — D'une manière générale, le cancer est une maladie de l'âge relativement avancé. Une statistique récente, due au Dr Galard et portant sur plus de mille cas, prouve que le cancer est ordinairement une maladie de la vieillesse, présentant son maximum de fréquence entre cinquante et soixante ans ; cette influence de l'âge ne s'exerce pas seulement sur l'apparition du cancer, mais aussi sur son évolution et sur sa mari hc. Aux deux extrêmes de la vie, première jeunesse et vieillesse avancée, les cancers paraissent ralentis dans leur marche et prennent une allure relativement bénigne. Le maximum de gravité sp rencontre chez l'adulle (de vingt à quarante-huit ans).
11 n'y a donc pas de doule à ce point de vue ;