‹ Le Cancer en TunisieChapitre 19 sur 22 · ES ME · texte numérisé non relu

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la syphilis et les tumeurs malignes chez l'indigène tunisien et de conclure que si la vérole pouvait, dans une certaine mesure, prédisposer à l'affection cancéreuse, elle n'en était point, à notre avis, le grand facteur étiologique. Horand semble admettre l'influence de la syphilis sur la production des tumeurs malignes en se basant sur ce fait que l’on retrouve à l’origine des deux affections un facteur commun : un parasite dans l’espèce. Pour ce qui est de la syphilis, la chose n'est même pas à discuter, puisqu'elle est prouvée. En est-il de même du cancer ?

La théorie parasitaire du cancer a trouvé d'ardents défenseurs, et tous ceux qu'intéresse la question connaissent les travaux importants entrepris sur ce sujet par le professeur Jaboulay, de Lyon. Le cancer serait dû à des myxosporidies : telle la conclusion de ses longues et patentes expériences.

Dans sa thèse, Horand dit : « L'inoculation se fait par l'eau, et nous dirons plus, par les parasites de l'eau, peutêtre les vers intestinaux. » Rien d’anormal et de surprenant alors à ce que les animaux herbivores, tels le mouton, le bœuf, le cheval, soient parasites et deviennent cancéreux. Poursuivant l'hypothèse, nous serons admis à conclure : là où nous trouverons peu d'animaux parasités, cancéreux, nous trouverons également peu de cancer chez l'homme. Regardons ce qui se passe en Tunisie. D'une part, les statistiques des abattoirs de la ville de Tunis ne révelent qu'une quantité très minime d'antmaux attemts de cancer: d'autre part, nos statistiques humaines offrent également une proportion minime de décès par cancer.

Mais si nous croyons à l’origine parasitaire du cancer, nous croyons aussi à sa contagiosité. De nombreuses ob-

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