PANE DER
Quelques auteurs n'admettent pas que les caractères histologiques soient suffisants pour déterminer et pour faire admettre le caractère malin de certaines lumeurs papillaires, et ils pensent que les observations cliniques ne sont pas superposables aux données de l’anatomie.
« Que de tumeurs papillaires, dit Bouilly, dont l’ablation est forcément toujours incomplète et qui cependant guérissent d’une façon complète avec régression des nodules néoplasiques abandonnés dans la cavité abdominale. »
D'autre part, nombreux sont les faits de lumeurs déclarées histologiquement bénignes qui ont donné naissance à des généralisations, à des récidives, à la mort dans un syndrome cachectique. Wacquez en cite deux cas dans sa thèse absolument typiques, dont l’un a été reproduit dans la thèse d'Hadgès et publié en 1887 par Terrier : la récidive eut lieu 7 ans après l'opération, et bientôt après la généralisation et la mort. Cazenave en cite plusieurs cas sans y ajouter d’ailleurs une bien grande importance et sans y insister aucunement.
Ces faits ne doivent pas infirmer la valeur des caractères anatomiques pour la distinction entre la bénignité et la malignité d’une tumeur papillare. |
Pozzi en donne bien la confirmation :
Ilest des cas, dit-1l, où, si l’on ne procède qu’à un examen rapide et superficiel de la tumeur enlevée, on ne se trouve en présence que de parties adénomateuses et l'on porte un pronostie bénin.
Tandis qu'un examen attenüf fait souvent reconnaître dans les tumeurs papillaires qualifiées de bénignes, un point plus ou moins limité où les tissus présentent une structure nettement maligne.
Ilest à peu près certain que, dans les cas où les tumeurs papillaires ont rapidement récidivé en amenant une généralisalion cancéreuse, elles présentaient déjà cette dégéné-