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rescence maligne en un point tellement circonserit qu'il a pu échappèr à un premier examen. Bender, dans le laboratoire de Pozzi, a dépisté de petites masses cancéreuses perdues dans le néoplasme bénin.Dans nos observations VIII et IX les points de prolifération maligne sont très limités et ila fallu pour les trouver examiner méthodiquement tous les points de plusieurs préparations prises en divers endroits de la tumeur.
Ainsi done nous pouvons établir une distinction bien nette au point de vue anatomique-entre l’adénome et le carcinome papillaire. |
Nous ne voulons pas cependant par là admettre l'opinion de Semb qui établit entre les deux une différence de nature et d'évolufion absolue. Pour cet auteur, en effet, le premier reste bénin et ne dégénère jamais en cancer, le second revêt primiivement d'emblée son caractère de malignité ; la transformation et le passage de celui-ci à celui-là sont impossibles.
Cette théorie est contraire à ce que nous savons de la pathologie et de l'évolution générale des néoplasies épithéliales ; partout on voit des formations d’abord typiques proliférer, dégénérer et devenir atypiques par la suite ; le passage de l’adénome simple à l’adéno-carcinome papillaire se produit très souvent surtout lorsque, comme le dit Bouilly, ces tumeurs séjournent longtemps dans la cavité abdominale, et il faut les tenir Loutes comme suspectes d’une transformation cancéreuse.
Un autre caractère de la malignité des tumeurs papillaires est fourni par la présence des tumeurs mélastatiques dues à la généralisation.
A ce sujet il faut bien distinguer ce que Cazenave appelle les « Greffes de la tumeur » des véritables tumeurs de géné-
ralisation.
Les premières sont dues à ce que des cellules détachées de la tumeur et portées par les mouvements péristalhques de l'intestin, peut-être aussi à la faveur de l’ascite, vont se déposer en un point quelconque de la cavité abdominale, contractent des adhérences vasculaires et constituent là une petite tumeur métastatique. Ces tumeurs peuvent siéger partout, sur le péritoine, sur le foie, sur la rate et à la face inférieure du diaphragme.
Ces métastases sont extrêmement fréquentes et précoces dans les tumeurs papillaires bénignes ; elles n'ont aucune signification pronostique etn'acquièrent de la valeur à ce point de vue que quand elles ont une struclure carcmomateuse, émanées par conséquent d’un cancer papillaire.
Mais beaucoup plus importantes sont les tumeurs qui se localisent sur la plèvre, dans le poumon, dans les médiastins ou dans des points de l’économie autres que la cavité abdominale. Les cellules néoplasiques ont alors été transportées par la voie lymphatique ou par le courant sanguin ; ce sont des cellules cancéreuses, elles vont donner naissance à ces tumeurs qui ont la structure du cancer et sont par conséquent un indice de la grande malignité de Ja tumeur primitive.
D'après tous les faits que nous venons d’énumérer nous pouvons conelure qu'il y à des tumeurs papillaires malignes, la malignité étant caractérisée par une structure anatomique spéciale, structure qui parfois mérite, pour être découverte, des recherches approfondies.
Une dernière question reste encore à résoudre : quelle est la fréquence de celte évolution maligne des tumeurs papillaires.
[cinous trouvons des différences d'opinions considérables entre Îes auteurs :
Estor donnne comme chiffre de malignité environ 13 pour