‹ LE CANCER ÉPITHÉLIAL PRIMITIF DE L'OVAIREChapitre 15 sur 48 · LES CANCERS SOLIDES DE L'OVAIRE NON PAPILLAIRES · texte numérisé non relu

LES CANCERS SOLIDES DE L'OVAIRE NON PAPILLAIRES

Ils forment, d'après la statistique rapportée dans la thèse de Larnaudie, environ 1/5 de la totalité des tumeurs solides de l'ovaire.

C'est une forme de cancer ovarien qui n'a pour ainsi dire pas d'histoire. À peine mentionnée, quelquefois passée sous silence par les classiques, elle n’a que peu intéressé les pathologistes, et, à part quelques rares observations éparses çà et là, on chercherait vainement un travail spécial sur ce sujet.

Les études anatomo-pathologiques sérieuses sur ce sujet ne datent que du Jour où l’ovariolomie entra dans la pratique: En effet, tandis que Kœberté et Gaillard Thomas étudient ces tumeurs au point de vue clinique, Virchow, Waldeyer

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et Léopold, en Allemagne, donnent de bonnes descriptions anatomiques et continuent l’œuvre commencée par Cruveilhier et Malassez. Depuis, tous les auteurs qui ont étudié les tumeurs solides de l'ovaire ont consacré un chapitre spécial au carcinome. | |

Parmi ces travaux citons en particulier la thèse de Ziembieki en 1875, celle de Larnaudie en 1891, celle de Vigne en 1895, et plus près de nous le travail de Dartigues en 1900, celui de Glockner en 1904 et enfin celui de Von Kahlden en

Anatomie macroscopique.— Bilatéralité. — La plupart du temps, - les lésions sont bilatérales, 12 fois sur 20 d’après la statistique de Dartigues. Quand il y a bilatéralité, le cancer est plus volumineux d'un côté que de l’autre.

Forme. — Tantôt la forme est régulière et la configuration générale de l'ovaire conservée, lantôt elle est plus ou moins irrégulièrement bosselée. Dans une observation publiée par Ozenne, la tumeur était curieusement configurée, elle résultait d’une agglomération de tumeurs dures, arrondies, bien circonscrites, grosses comme des marrons, formant un ensem-

“ble multülobulé avec des sillons de séparation profonds.

Volume. — Assez grosses en général, leur volume variant de celui d'une tête de fœtus à celui d’une têle d’adulte, ces tumeurs à volume égal présentent de grandes variations dans leur poids, de 3 à 4 kilos comme dans une observation de Prat citée par Vigne, à 20 où 30 kilos parfois comme cela à été signalé.

Situation. — Ces tumeurs sont en général mobiles même quand elles arrivent à acquérir des dimensions considérables ; elles peuvent occuper uniquement le petit bassin où bien s'étendre dans la cavité abdominale, envovant un prolongement plus ou moins important dans le pelvis; parfois la

EAU tumeur reste toute entière au-dessus du détroit supérieur, comme dans le cas de Golay et celui de Defontaine.

L'inclusion dans le ligament large est peu fréquente, très rare quand on compare ces tumeurs aux tumeurs papillaires . où l'inclusion est presque la règle.

Pédicule. — Le pédicule est tantôt grêle et long, tantôt court et étroit, ou large et aplati. Ce n’est pas avec les tumeurs de gros volume que le pédicule est plus volumineux. Dans l'observation de Golay publiée à la Société anatomique, il y avait une déformation particulière concomilante de l'utérus, un élrement de la corne ulérine droite correspondant au pédicule, de telle sorte que la caxité utérine était très allongée comme pour le cas de fibrome. Le pédicule quel qu'il soit peut subir des mouvements de torsion bien étudiés par Freund.

Consistance. — Aspect à la coupe. — La consistance est molle, élastique, mais beaucoup plus souvent dure et très dure parfois.

À la coupe latumeur est blanchâtre, dans l'immense majorilé des cas parsemée de kystes {très volumineux dont les uns ne sont que des cavités de dégénérescence, lesautres de petites cavités adénomateuses dilatées. Quelquefois une cavité kystique plus importante occupe une grande partie de la tumeur qui devient alors solide-kystique.

Adhérences. — Les adhérences dans ces cancers solides se reproduisent rapidement, au bout de deux ou trois mois très fréquemment, et sont souvent assez étendues pour rendre toute intervention impossible. Ces adhérences unissent la tumeur à l’utérus, à la vessie, au rectum, aux œufs grèles qui arrivent parfois à adhérer d'une façon absolument intime.

Ces adhérences peuvent non seulement créer un obstacle

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