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Signalons, en terminant ce chapitre d'historique, que Bæstrem à rapporté un cas, unique dans la science, de tumeur à formations chorioépithéliomateuses du cuir chevelu, ce qui achève de prouver que les tumeurs à structure chorioépithéliale peuvent se développer dans des points où on ne peut faire intervenir la présence d'un reste de membranes fœtales.
Nous rapportons dans nos observations deux cas qui nous permeltront de discuter cette question difficile et qui ne nous paraît pas encore définitivement fixée des tumeurs ovariennes à formations syncithiales, chorioépithéliomateuses. Ce sont nos observations XVI et XVII.
Nous ne revenons pas sur les caractères macroscopiques de ce genre de tumeur. Rien ne permel à première vue de les différencier des careinomes solides de l'ovaire ou des carcinomes solides à formations kystiques. Signalons seulement la fréquence à leur niveau de foyers hémorragiques qui donnent à certains points de la tumeur un aspect noir rougeâtre caractéristique. La présence de ces masses hémorragiques fibrineuses alternant avec des masses blanc jaunâtre de tissu cancéreux sont pour Hansemann la caractéristique macroscopique des chorioépithéliomes. Ces caractères, nous les retrouvons dans toutes les observations de ces tumeurs que nous rapporlons à la fin de ce travail et dans nos deux observations personnelles.
En certains points, les tumeurs sont essentiellement constituées par des alvéoles plus où moins volumineux séparés les uns des autres par des bandes de tissu conjoncüf plus ou moins épaisses et renfermant des cellules néoplasiques. Ces cellules néoplasiques sont de forme irrégulièrement polyédrique, volumineuses, à protoplasma habituellement clair et peu granuleux, possédant un gros noyau central, arrondi ou ovale, bien coloré, et renfermant un ou plusieurs nucléo-
les. Ces cellules sont très souvent d’une richesseen glycogène inaccoutumée. Le type de ces cellules est absolument identique à celui des cellules de Langhans normales, leur limite d'avec le stroma conjonctif est habituellement nette, et cette structure alvéolaire donne l'impression que l'on est en présence d’un carcinome à cellules spéciales et non d’un sarcome alvéolaire.
Mais il existe encore dans ces tumeurs des éléments bien plus caractéristiques, ce sont les éléments à type syncithial.
Ils sont constitués par des bandes protoplasmiques multinucléées plus ou moins étendues, plus où moins épaisses, et dont la situation dans la tumeur est variables
Ces éléments se disposent parfois au sem des alvéoles carcmomateux et prennent, comme dansle cas de notre observation XIX, la forme d’un réseau protoplasmique multinucléé à mailles très nombreuses; les mailles sont vides ou bien renferment du sang, des cellules arrondies, des détritus nucléaires : parfois on a l'impression que, de ce réseau protoplasmique,s’isolent des masses protoplasmiques multinueléées qui demeurent parmi les cellules polyédriques de l’alvéole.
Parfois aussi, comme dans notre cas X VT, les bandes protoplasmiques se disposent à la périphérie des amas de cellules polyédriques, s’étalant au-dessus d’une ou plusieurs couches de ces cellules claires, et les recouvrant; on a l'impression d’être enprésence, peur ainsi dire, d'une coupe des formations épithéliales normales du chorion.
Un fait remarquable et qui accentue encore ce rapprochement c'est la fréquence de ces éléments à type syncithial autour des vaisseaux et aux abords des foyers hémorragicofibrineux qu'ils tapissent. Dans toutes nos observations nous retrouvons cette disposition.
Dans Pobservation XIX, l'auteur signale la présence de ces éléments plasmodiaux fréquents autour des vaisseaux, appli-
RME qués contre l’endothélium. le refoulant parfois et le perforant pour entrer dans la lumière vasculaire.
Dans l'observation XVIII nous voyons que la tumeur présente des zones hémorragico-fibrineuses très nombreuses. Ces zones sont limitées par du tissu conjonctif. Appliquées contre ce Uissu conjonctif on peut rencontrer des cellules polyédriques claires à type Langhans, mais on trouve plus souvent encore les masses proloplasmiques multinueléées qui font saillie plus ou moins dans des cavités remplies de sang, de leucocytes et de détritus cellulaires.
Enfin, dans notre observation XVI, nous retrouvons aussi ces éléments plasmodiaux abondants autour des vaisseaux de nouvelle formation qui pénètrent les alvéoles néoplasiques.
Ces éléments à type svneithial présentent donc les mêmes tendances, les mêmes affinités vasculaires que le syncithium du chorion normal.
Celui-ci limite les lacs sanguins placentaires et flotie souvent dans leur cavité, de même que les formations synathiales des tumeurs chorio-épithéliales ont de la tendance à venir tapisser les lacunes fibrino-hémorragiques.
Dans les issus maternels, le syncithium se rencontre toujours dans les vaisseaux et autour d'eux, et Siegenbeck van Hakeulom affirme que l’on ne peut trouver des masses syncithiales hors des vaisseaux ou de leur voisinage, n1 dans le tissu maternel ni dans le tissu foœtal.
Les tumeurs chorioépithéliomateuses reproduisent” cette tendance, et les formations syncithiales de ces tumeurs, si elles peuvent se montrer ailleurs, sont surtout fréquentes dans les régions vasculaires, autour et dans les cavités sanguines.
Pour terminer la description histologique de ces tumeurs, signalons que, parfois, dans certaines préparalions, on rencontre des cavités kvystiques qui sont revêtues de cellules