‹ LE CANCER ÉPITHÉLIAL PRIMITIF DE L'OVAIREChapitre 27 sur 48 · PRE · texte numérisé non relu

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face de l'ovaire peut donner naissance par sa prolifération à. des tumeurs épithéliales, tout comme l'épithélium des follicules, et qu'il peut être le point de départ de loutes les variétés de ces tumeurs.

IT. Théorie Wollfienne. — Quelques auteurs pensent que le point de départ d'un grand nombre de tumeurs épithéliales de l'ovaire siège dans les restes du corps de Wollf, restes qui constituent l'organe de Rosenmüller, qui sont nombreux au niveau du hile de l'ovaire, mais qui peuvent souvent pénétrer dans l’épaisseur du stroma ovarien, sous forme de tubes épithéliaux fapissés d’une seule couche d'épithélium cylindrique à cils vibratiles,tubes s’e ntre-croisantles uns avec les autres dans la substance ovarienne pour constituer les «markstrænge » de Külliker.

Cette théorie fut émise pour la première fois par Olshausen en 1877 ; cet auteur imsista sur les différences considérab'es qu'il voyait entre les kystes mucoïdes etles tumeurs papillaires, différences anatomiques et cliniques, différences de structure, de siège et de symptômes ; il pensa qu'on ne pouvait logiquement leur attribuer la même origine, etil émit l'hypothèse basée sur plusieurs observations que les tumeurs papillaires se développaient aux dépens de ces restes wollfiens,et surtout les tumeurs papillaires à cils vibratiles, dont, dit-il, on ne peut concevoir la genèse autrement qu'aux dépens d'un épithélium normalement cilié.

Fischel accepta la théorie d'Olshausen, et Coblenz en 1881 cile des cas qui semblent rendre vraisemblable celte origine pour cerlaines tumeurs.

Enfin celte théorie fut soutenue plus tard encore par les Anglais et les Américains notamment par Doran et Howel en 1889. |

En 1902, Popof donna des nouvelles preuves de la théorie

PARA TE wolfienne, et 1l cite une observation extrêmement détaillée où l’on suitle passage de tubes wollfiens normaux en cavités kystiques dans lesquelles commencent à se faire quelques papilles.

Dans les tumeurs que nous avons étudiées, nous avons toujours examiné avec soin l'organe de Rosenmüller etles restes wollfiens du hile que nous avons retrouvé dans toutes nos coupes portant à ce niveau.

Dans aucune d'elles nous n'avons trouvé le début de la prolifération épithéliale aux dépens de ces éléments wollfiens.

Deux cas cependant nous ont fait hésiter un moment : ce sont nos observations VIT et XX : l’une est un carcinome médullaire, l’autre un adémo-épithéliome papillare.

Dans ces deux cas nous avons observé au niveau du hile des tubes wollfiens assez fortement dilatés, avec quelques saillies papillaires dans leur cavité, indiquant une prolifération de l’épithélium eubique qui tapisse ces tubes. Mais nous n'avons jamais pu saisir des termes de transition entre cette prolifération épithéliale et les alvéoles néoplasiques proprement dits. Comme notamment dans l'observation XX les alvéoles carcinomateux arrivent jusqu'au voisinage des tubes wollfiens dilatés, nous avons pensé que la prolifération de l’épithélium de ces tubes était due simplement à un processus irritalf en rapportavec la proliféralion carcinomateuse, d’une autre origine, origine qu'il nous a malheureusement été impossible de déterminer nettement dans le cas n° XX.

Nous ne pouvons donc apporter aucune preuve en faveur de la théorie wollfienne, mais les arguments de Popof nous paraissent devoir être pris en considération ; il existe assurément des tumeurs épithéliales de Povaire, pas forcément papillaires ou à cellules ciliées,dont l'origine esl au niveau de ces restes wollfiens.

IV. Théorie Müllerienne. — Marchand émit en 1878, peu de temps après la retentissante publication d'Obshausen, lidée que certaines tumeurs papillaires à cils vibratiles provenaient des restes de l’épithélium müllerien égaré pour ainsi dire au niveau du pôle tubaire de la surface ovarienne par suite d'une anomalie remontant à l'époque fœtale : la ligne de séparation entre l'épithélium müllerien d'une part et l'épithélium de recouvrement de l'ovaire, au lieu de ge faire comme normalement à la limite de la « fimbria ovarica », se trouve anormalement rejetée à une certaine distafce sur la surface de l'ovaire, qui se trouve ainsi recouverte sur une plus ou moins grande étendue d’épithélium cylindrique cilié müllerien. Cet épithélium pourrait, d'après Marchand, devenir le point de départ d'une proliféralion néoplasique à tvpe ey- Hndrique cilié.

En 1890, Williams pensa que certaines tumeurs épithéliales de l'ovaire, du même genre que celles dont nous venons de parler pouvaient se développer aux dépens de Pépithélium de la muqueuse de la trompe. Il se basait pour soutenir cela sur une observation unique dans laquelle il décrit des formations tubulaires tapissées d’épithélium cylindrique cilié qui se forment dans l'ovaire au-dessous d’un point au niveau duquel une frange tubaire est fortement adhérente à la surface ovarienne.

Ces deux théories de l’origine de certaines tumeurs épithéliales de l'ovaire aux dépens de l’épithélium müllerien sont aujourd'hui à peu près-complètement abandonnées.

V. Théorie de Walthard. — Une dernière théorie émise pour expliquer le développement des tumeurs épithéliales de l'ovaire reste encore à exposer, théorie née d'hier pour ainsi dire püisqu’elle a été émise pour la première fois par Walthard en 1903, dans un travail très important qui a pour titre : Zur Ætiologie der Ovarialadenome.

1° Walthard pense que les cellules qui constituent la membrane granuleuse du follicule de Graaf adulte ne sont pas des cellules de l’épithélium germinatif de Waldeyer ou, comme quelques auteurs l'ont pensé, des résidus du corps de Wollf dans l'ovaire.

IL admet que les éléments cellulaires prédécesseurs des épithéliums folliculaires se présententsous la forme de foyers cellulaires disposés çà et là dans le stroma ovarien, ou même quelquefois de tubes glandulaires tapissés par des cellules épithéliales. Chacun de ces tubes ou de ces masses cellulaires est en rapport avec un follicule primaire.

Si le follicule entre en voie d’atrésie, le tube glandulaire présente aussi et parallèlement des phénomènes de régression. Si le follicule se développe, le tube se met en.contact avec lui et forme la membrane granuleuse du follicule. Mais quelquefois, toute la formation épithéliale e mbhryonnaire n'entre pas dans la constitution de l’épithélium folliculaire ; 1l reste alors dans le stroma ovarien des tubes plus ou moins développés et des amas cellulaires plus ou moins volumineux qui peuvent proliférer très activement et donner naissance à des formations adénomateuses qui évolueront plus tard tantôt vers la formation kystique ou bien subiront la transformation carninomateuse.

2° Walthard décrit dans l épithélium superficiel de l'ovaire des foyers pluristratifiés de cellules qui sont tantôt des cellu” les plates, tantôt cubiques, la ntôt cylindriques avec ou sans cils vibratiles, et quelquefois enfin des cellules caliciformes-:

Ces éléments, Walthard les distingue netlement et formellement des amas cellulaires prédécesseurs des épithéhums folliculaires, des restes des reins primitifs dans le hile, et aussi de l’épithélium superficiel de l'ovaire dontils ne sont pas des produits de transformation ou de prolifération ; il les considère comme des «amas de cellules congénitalement

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