‹ LE CANCER ÉPITHÉLIAL PRIMITIF DE L'OVAIREChapitre 9 sur 48 · RER · texte numérisé non relu

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mant parfois quelques cavités remplies d’un liquide louche et de masses fibrineuses, cavités qui ne sont pas autre chose que des géodes creusées par suite de la dégénérescence et de la désintégration des masses cancéreuses.

Ces masses solides présentent à la coupe un aspect lardacé et brillant. Leur coloration est grisâtre ou blanc jaunâtre, et leur surface est parsemée de tractus blanchâtres, indices de travées conjonctives. Leur consistance est mollasse en certains points, plus ferme et plus résistante en d’autres. Au raclage elles laissent écouler une quantité considérable d’un suc visqueux et épais, produit de sécrétion cellulaire, absolument comparable au suc cancéreux. Il s'agit done là de de masses néoplasiques dont il n’est pas difficile d'affirmer la nature cancéreuse.

Histologie. — Maintenant que nous connaissons la morphologie de ces tumeurs dues à la dégénérescence cancéreuse des kystes, 1l nous reste à préciser quel est le processus his- ‘tologique qui leur donne naissance, et comment arrivent à se constituer ces masses solides que nous venons de décrire et qui sont comme la signature du cancer.

Rappelons simplement et rapidement tout d’abord quelle est la structure élémentaire de la paroi d’une cavité kystique due à une prolifération épithéliale dans l'ovaire.

Cette structure à été bien établie par les travaux de Waldeyer, en Allemagne, de Malassez et de Quénu, en France.

La paroi d’un kyste comprend :

1° Une couche fibreuse. Malassez et de Sinéty sont parvenus à démontrer par l'imprégnation au nitrate d'argent l'existence, à la face interne de cette couche fibreuse, d’une couche endothéliale sous-épithéliale.

2 La surface interne du kyste est revêtue par un épithélium à cellules cylindriques. Les cellules qui constituent ce revête-

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