‹ Le Cancer et la GuerreChapitre 10 sur 13 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Valeur pathogénique des facteurs cancerigènes aux armées

Le traumatisme, de tout temps considéré comme facteur cancerigène de premier ordre, a-t-il accru le nombre des cancéreux aux armées ? Certes non, les chiffres le prouvent, et comme M. le professeur Forgue le fait remarquer dans son rapport, le traumatisme se borne ou bien à accélérer ou aggraver une tumeur préexistente, .ou à révéler une tumeur latente. Il n’a pas créé le cancer ; et si l’on considérait les traumatismes aigus comm eayant une influence très grande sur la production du néoplasme comme certains auteurs l'ont prétendu, il semblerait que le nombre des cancéreux aurait dû s’accroître de façon extraordinaire, puisque cette guerre a multiplié dans des proportions énormes les variétés et le nombre des traumatismes, car durant celte longue campagne quel est le soldat du front, fantassin, arüilleur, cavalier ou sapeur qui n’a pas été un Jour ou l’autre, pendant son séjour aux armées, contusionné fortement par l'éclatement trop proche d'un obus, ou n'a pas reçu quelque petit éclat de mitraille ? Leur nombre est malheureusement trop restreint, et cependant tous ne sont pas porteurs de tumeur. À ce prepos nous citerons le cas que Roussy et Cornil ont publié à la Société de neurologie

Un homme à la suite d'un violent traumatisme cranien présent d'abord de légers signes subjectifs (céphalée, vertige, etc.), puis des troubles d'ordre confusionnel avec désorientation et obnubilation ; et enfin un état comateux avec syndrome d'hypertension intra-cranienne.

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