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épithélioma cavitaire a pour origine les kystes si fréquemment appendus aux racines des dents, kystes euxmêmes naissant des débris épithéliaux, vestiges du bourgeonnement des cordons des dents temporaires et permanentes.
Les cas de Reclus ont été observés à un âge avancé chez un homme de 79 ans et une femme de 99 ans.
Nous avons là saas doute une forme intéressante et très grave de la tumeur adamantine.
Dans l'épithélioma adamantin ordinairement le sujet est jeune et le néoplasme se développe lentement chez des adolescents au moment de l'évolution de la deuxième dentition (8 à 25 ans).
Le tissu de la gencive au lieu d’être primitivement envahi, comme dans le cancer gingival, est d’abord respecté et la tumeur paraît plutôt le repousser que l'envahir. Le maxillaire est de suite intéressé, les deux tables osseuses sont vite amincies par-la distension et on éprouve sous le doigt une sensation d'enfoncement et même de crépitation parcheminée. Au microcospe,on trouve des amas épithéliaux qui reproduisent l'aspect du germe de l'émail pendant la vie intra-embryonnaire et c'est là sa caractéristique (cellules de Huxley). On observe d'abord des amas constitués de dehors en dedans par une couche de cellules cylindriques assez hautes, puis par une couche de cellules aplaties formant deux ou trois rangées, le centre même étant occupé par les cellules étoilées, anastomosées en réseau (cellules de Huxley).
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L'épithélium gingival conserve partout le type malphighien normal.
Fréquemment on peut retrouver à l'intérieur de la tumeur adamantine, une dent incluse plus ou moins bien formée; enfin, cette tumeur a une grande tendance à la dégénérescence kystique. (Nové Josserand et Bérard.)
L'engorgement ganglionnaire n'existe pas.
L'observation XII semble se rapporter à un épithélioma résultant de ces débris épithéliaux paradentaires.
Le diagnostic de l'épithélioma gingival peut se faire aussi avec l’odontome. C'est, suivant Broca, une tumeur constituée par l'hypergenèse des tissus dentaires transitoires ou définitifs. Nous laisserons de côté la première période de son développement pendant laquelle il occupe l'épaisseur du maxillaire et ne donne lieu qu'à des névralgies, nous ne parlerons que de la tumeur constituée intéressant les molaires et occupant le voisinage du bord alvéolaire.
On peut alors constater à l'examen de la bouche qu'il manque une ou plusieurs dents, « et qui n’ont jamais poussé », dira le malade. Enfin, d'après Broca, il faudra penser que l'odontome s'observe seulement chez les sujets jeunes encore, tout néoplasme qui se montre dans les mâchoires après l'achèvement de l'évolution dentaire n'étant certainement pas un odontome. Broca distingua l'odontome embryoplastique, caractérisé par la présence dans sa structure de formations adamantines. sans ivoire ni émail, l’odontome
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odontoplastique avec grains dentinaires, l'odontomé coronaire avec tissu dentinaire nettement formé.
Malassez prétend trouver les deux premières variétés d'odontome dans l'épithélioma adamantin plus ou moins bien développé et les identifie avec celui-ci.
L’épithélioma gingival se distingue de la forme néoplasique de l'actinomycose (Poncet), qui donne, au début, de vives douleurs et un gonflement diffus des gencives. En l'absence des fistules laissant couler un liquide purulent avec les grains jaunes caractéristiques, il sera difficile de se prononcer.
Le diagnostic peut être délicat avec le sarcome à myéloplaxes qui affectionne particulièrement le maxillaire. Cette tumeur aura une couleur rouge foncé, eile sera presque pure, contenant seulement des cellules énormes, visibles même à l'œil nu, ou mélangée aux autres variétés de sarcome (fuso et globocellulaire).
L'histoire clinique du sarcome donne son maximum de fréquence vers 15 à 20 ans, chez la femme et au maxillaire inférieur ; c'est un tissu très mou et friable.
Dans les observations on n'a pas noté l'envahissement de l'antre d'Highmore par l'épithélioma gingival. Ce néoplasme ne paraît pas avoir tendance à obstruer le sinus de ses végétations et nous n'avons pas à insister sur les tumeurs du sinus maxillaire qui arrivent à se faire jour dans la bouche par l'alvéole et qui peuvent, au premier abord, en imposer pour un cancer gingival.
D'ailleurs, les épistaxis et les écoulements par le
RTE
- 9 f + U r mé " JR Pol
nez de liquides sanic-purulents seront des signes de premier ordre de tumeur épithéliale du sinus; de plus, la distension rapide de la joue qui peut s'ulcérer en donnant passage à un liquide aqueux, fétide, fera établir le diagnostic d'une façon certaine.
Comme le revêtement du sinus est constitué par un épithélium cylindrique, l'examen microscopique donne, non pas ces globes épidermiques et ces amas stratifiés qui naissent sur les muqueuses à épithélium pavimenteux, mais bien plus tôt des éléments cylindriques analogues à ceux qui tapissent le sinus.