III. — Les moyens de combiner le temps
ganglionnaire et le temps buccal
Nous avons vu qu'il faut de toute nécessité traiter d’abord la tumeur ganglionnaire, puis la lésion primitive.
La plupart des auteurs pratiquent ces deux temps successivement, irradiant la tumeur ganglionnaire à l’aide d’un appareil cervical externe, puis la néoplasie primitive à l’aide d’un appareil moulé intra-buccal ou par radiumpuncture.
On peut, par divers procédés, réduire le temps de la cure, en pratiquant simultanément la stérilisation des deux tumeurs cervicale et glosso-amygdalienne.
On peut calculer des appareils externes tels que la lésion buccale reçoive une irradiation suffisante. La technique précise du traitement du cancer glosso-amygdalien par des appareils externes seuls ne semble pas réalisée à l'heure actuelle,
Dans toutes les observations où cette méthode a été employée, on n’a obtenu qu’un résultat palliatif, alors que dans les cas où on a traité la lésion initiale par curiepuncture, on a pu observer des guérisons durables (une de plus de cinq ans).
BTE de
On a proposé de combiner à l’appareil intra-buccal un appareil moulé cervical. On prend ainsi le néoplasme et ses propagations entre deux feux croisés. Cette technique présente un gros danger à cause de la proximité du maxillaire inférieur.
Une autre méthode associe la radiumpuncture à l'appareil extérieur. On pose simultanément des tubes inclus le long de la demi-conférence interne de la lésion locale et un appareil de surface auquel on confie le soin d'irradier la demi-circonférence externe.
Regaud condamne cette méthode comme dangereuse pour le maxillaire. Proust et de Nabias, dans dix-neuf cas, n’ont jaraais observé la radionécrose de cet os.
Il résulte de cette étude du traitement du cancer glosso-amygdalien par la curiethérapie que l’on peut soit traiter simultanément les deux tumeurs buccale et ganglionnaire, soit irradier en deux temps successifs l’adénopathie et le cancer.