‹ Le Cancer Glosso-AmygdalienChapitre 32 sur 35 · I. — Les indications d'après l'étendue de la lésion initiale · texte numérisé non relu

I. — Les indications d'après l'étendue de la lésion initiale

Plusieurs cas sont à envisager :

1° Le cancer, encore à son début, ne dépasse pas les limites de l’opérabilité.

On interviendra chirurgicalement par la voie naturelle. (Jacques ; Professeur Brémond). L'opération, peu traumatisante, sera bien supportée.

«Ce ne sont pas les grosses opérations qui conviennent au cancer de la langue, ce sont au contraire les petites opérations, car les petites opérations sont les opérations du début » (Trelat).

2° La lésion est trop étendue pour être traitée chirurgicalement.

Si les organes voisins ne sont pas trop envahis, les ganglions pas trop volumineux et l’état général du sujet bon, il faudra traiter la tumeur pour essayer d’en obtenir la guérison ou tout au moins la cicatrisation. Dans ce cas, la curiethérapie buccale, appareil intra-buccal ou radiumpuncture sera le complément du traitement ganglionnaire au moyen d’un appareil externe.

3° Enfin, si la tumeur est si étendue qu'il est illusoire d'en tenter le traitement, on aura recours au traitement palliatif par

vie

radiothérapie pénétrante ou application externe du radium. Cette médication, en déterminant une sclérose conjonctive, en retardant l'évolution du néoplasme, et en diminuant les hémorragies, permettra de prolonger la vie du malade et de calmer les douleurs de

cette période.

IT. — Les indications suivant la nature de l'adénopathie

1° Les ganglions, augmentés de volume, sont mobiles sur les plans profonds.

On extirpe chirurgicalement les ganglions hypertrophiés et on en fait l'examen histologique.

Si l'examen est positif, on aura recours à un appareil cervical externe. En cas d'examen négatif, on peut s'abstenir de tout traitement ultérieur, mais il semble qu'il soit plus prudent, si rien ne s’y oppose, de faire une application externe de radium.

2° Les ganglions hypertrophiés, adhèrent entre eux et aux plans profonds.

Certains chirurgiens sont d'avis d'opérer. Il faudra alors un. malade résistant et un opérateur expérimenté.

L'intervention est bien plus grave, car elle nécessite souvent la section du sterno et de la jugulaire interne.

Il est plus sage de ne pas entreprendre de tels délabrements, car il semble difficile d'obtenir autre chose qu’un résultat palliatif. Dans ce cas encore, l’appareil cervical externe trouve sor application.

IT. — Les indications d'après l’état général du sujet

Il est évident que toute tare organique du malade, telle que : cardiopathie, emphysème, diabète, contre-indique, d’une façon absolue, lablation chirurgicale de la lésion buccale.

On peut s'adresser au radium seul : application externe d’abord et Ccuriepuncture ensuite ; ou combiner chirurgie et radium.

Si le malade à traiter est cachectique, il faut abandonner et chirurgie et radium.

De petites séances de radiothérapie pénétrante calment les douleurs, et c’est ici que le traitement médical du cancer, encore trop récent pour avoir fait ses preuves, trouve toutes ses indications.

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