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étaient saines. D'autre part, Jaccoud, Martineau, Nothnagel (1) et,avec eux, Gubler, sont d'avis que ce n’est pas la maladie des capsules surrénales, mais l'irritation des ganglions hypogastriques, par là même, éventuelle, qui est la principale cause de cette pigmentation bronzée. Si on se rapporte à la pathologie, on y trouve une confirmation de cette théorie, car, dans certains cas de tumeurs hypogastriques, accompagnées de cachexie profonde, on a trouvé une remarquable pigmentation.
On ne doit,cependant, pas nier complètement l’action des lésions des capsules surrénales dans la production de la coloration bronzée, car si quelques observateurs ont reconnu l'intégrité de ces organes dans des cas où tous les autres signes de la maladie d'Addison se trouvaient réunis, certains autres n'ont pas trouvé davantage de traces de dégénérescence ganglionnaire du système nerveux.
Malgré tout, on peut reconnaitre que cette pigmentation est très rare dans les affections chirurgicales. Relativement fréquente dans les cas de tuberculose, elle est tout à fait exceptionnelle lorsqu'il s’agit de tumeurs et, en particulier, de cancer. Sur 22 observations j'ai pu en trouver une seulement où ce signe se trouvait présent. Que conclure de tout ceci? De ce que la coloration bronzée ne se trouve pas dans certaine affections ayant les caractères de cancers des capsules surrénales, il ne faudra pas pour cela en nier le point de départ.
(1) Cités in Schmits Iahrbüch, tome 126, page 122.
D'autre part, la présence de la pigmentation deviendra un élément de probabilité mais non de certitude.
Température. — La température pourrait peutêtre donner des renseignements utiles, mais elle ne semble pas avoir attiré l'attention. Les ouvrages classiques n’en parlent pas et la plupart des observations n’en font pas mention. En cherchant dans les traités spéciaux, on ne trouve aucun renseignement. Oppolzer (1), lui-même, qui a étudié les rapports qui existent entre la température et les différentes maladies, reste muet sur ce point. Il existe pourtant une série d'expériences dues à Samuel (2), quinous donnent, sur le rôledes capsules surrénales dans la production de la chaleur, des notions dont la pathologie pourrait peut-être tirer parti. En étudiant expérimentalement l'influence de chaque organe, pris séparément, sur la formation .de la chaleur dans le corps, Samuel extirpa à de gros animaux les deux capsules surrénales. Aussitôt après l'opération, exécutée dans les meilleures conditions et dans une salle chauffée, il put observer une chute de température de 395 à 37; une heure après à 33° et même à 280 degrés. Samuel admet qu'il pourrait s'agir d'une action réflexe sur le centre de production de la chaleur.
Ces données physiologiques ont été vérifiées par
la pathologie. À propos d’une ohservation publiée
(1) OPpoLzER. — Wiener Medisinische Wochenschrift, XVI, 1879. 84, 88, 90, 93, 94, 1866.
(2) SAMUEL. — Uber die eigenwarme üm das Fieber.
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dans le Wiener Medizinische Wochenschrift Berdack 1) s’est occupé de la question. Il fouilla la littérature médicale et put rassembler plusieurs exemples d'hypothermie coïncidant avec des lésions des capsules surrénales. Il rapporte le cas, observé par Sirodey, à l'hôpital dela Charité, de Paris, d’une malade âgée de 46 ans, qui ne présenta jamais plus de 3507, Un autre malade, âgé de 98 ans, n'avait que 3904, et Chvostek vit une lésion suppurante des capsules surrénales coïncider avec une température qui oscillait entre 35°6 et 346, pour tomber à 3202 avant la mort.
Cette particularité se rencontre également dans le cas de cancer primitif dont parle Berdack. La température ne dépassa jamais 8601, se maintenant, pendant les derniers jours, entre 3506 et 55°et descendit encore plus bas.
Malheureusement ces données si intéressantes ne peuvent être vérifiées par les observations qui se contentent, pour la plupart, de signaler qu’il n’y a pas d'hyperthermie. Ce serait donc un point à étudier, si de nouveaux cas se présentaient.
D'autres observations, cependant, sont plus com-
plètes à cet égard, et si je n’ai pu m'en servir à titre
de vérification, par suite d’affections intercurrentes,
influant sur la température et dont j'ai dû tenir
compte, elles m'ont permis de remarquer une dis-
sociation notable entre cette température etle pouls, ,
(4) BeRDACK. — Wiener Medisinische "Woclienschrift, 1889, page 3917. si
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que n’expliquent pas les complications survenues dans le cours de la maladie. En voici, du reste, trois exemples :
OBSERVATION DE FRAENKEL (1).
Température Pouls
Matin Soir Matin Soir 11 décembre. » 37 » »
12 » ae 31.4 Et 112 122 13 » . 37 36.6 » 120 à 180 14 » ny 37.8 3112 » »
15 » ce 19 37.6 136 128 16 » 8 38 31.4 136 142 17 » do 38.1 31.9 160 152 18 » ba 38.4 37.8 120 136 19 » se 31.4 36.6 120 140 20 » A 31 » 120 »
Ici il y avait, il est vrai, des phénomènes d'urémie, mais cela suffit-il à expliquer cet écart entre une température de 37° et une moyenne de140 pulsations? Ce tableau est un bel exemple de type inverse de température qui n'appartient donc pas exclusivement àla tuberculose, mais peut apparaitre dans les diverses cachexies.
OBERVATION DE ROSENSTEIN (2).
Température : 36.8 le matin et 37.4 le soir. Pouls. 110 à 112. Rien n’explique cette dissociation.