‹ Le Cancer Primitif des Capsules SurrénalesChapitre 33 sur 34 · OT · texte numérisé non relu

OT

un examen pratiqué quelques jours avant la mort, on pouvait même, en soulevant la tumeur, par pression de la région lombaire, l’autre main étant placée sur l'abdomen, palper assez exactement sa surface.

Ce mode de nalpalion montra que la tumeur était partagée en deux lobes par un sillon transversal; le plus volumineux en haut, le moins volumineux en bas. Sur les deux lobes, on pouvait remarquer de petites saillies mamelonnées.

Au début l’état de l'enfant était bon. Hormis les vomissements devenus plus fréquents, il n'y avait pas tout d'abord de Symptômes cérébraux. Puis, au fur et à mesure des progrès que fit la tumeur, survint une apathie de plus en plus forte et la mort arriva enfin le 4 novembre au milieu du coma.

La température du corps mesurée à l'anus oscilla entre 36°3

et 3708, mais se tint la plupart du temps autour de 370.

Autopsie. — La région temporale gauche a pris une forme irrégulièrement sphérique. Le gonfiement élève en haut le lobule de l'oreille et arrive jusqu'au dessus de l'orbite. Les veines sont dilatées au-dessus de la tumeur, le glohe oculaire détruit, le sang sort par l'oreille gauche.

La voûte du palais du côté droit est duré, complètement comblée par une tumeur sphérique occupant également l'espace rétro-pharyngien droit.

A l'ouverture de l'abdomen, on voit que le foie dépasse de 5 centimètres le bord des côtes sur la ligne mammaire. L'insertion du mésentère est colorée en rouge par le sang.

A la place du rein droit se trouve dans la partie supérieure un corps en forme de fève, fortement soudé au foie, de 13 cent. de long sur 5 cent. d'épaisseur et 8 de large, qui laisse apercevoir entre son troisième et quatrième quart, un sillon transversal au-dessous duquel la tumeur diminue tout à coup d'épaisseur et présente seulement, vers sa superficie, de plus petits nodules proéminents de la grosseur d'un pois. A la coupe on constate que les 3/4 supérieurs de la tumeur se composent d’une masse homogène, molle, spongieuse, de coloration plutôt blanchâtre en haut, plutôt rougeâtre en bas, tandis que

le 1/4 inférieur représente le rein droit dans l'écorce duquel se

trouvent des nodules qui atteignent la grosseur d’un pois. Le rein est aplati dans sa partie supérieure et, en général,

plis petit que celui de gauche. Sa longueur est de 4 cenlimètres, sa largeur est également de 4 centimètres. Tout autour du bile du rein se trouvent des ganglions luméfiés atteignant la grosseur d'une fève et réunis en masse. Le rein droit n'existe plus. Le rein gauche, légèrement augmenté de volume, laisse voir à sa surface et dans la substance de l'écorce, des nodules qui atteignent la grosseur d’une noisette. Les colonnes de Bertin sont un peu allongées. Longueur du rein:6 cent. 1/2, épaisseur 2 cent. 1/2, largeur 4 cent. La capsule surrénale gauche est normale comme le pancréas.

Le foie, qui s'est soudé à la tumeur, semble terne à la surface de section. La forme des lobules n’est pas nelte. Dans le sillon du ligament rond se trouve une place jaune de la grosseur d'une fève, qui, à la conpe présente un nodule cancéreux. La largeur du foie est de 15 cent. Hauteur du lobe droit — 10 cent. 1/9, du gauche —8 cent: 1/2. Epaisseur = 3cent 1/2.

La rate est rouge pâle, les corpusecules de Malpighi sont très nombreux et très nets. Sa largeur est de 8 cent. 7, son épaisseur de 2 cent. 2.

L'ovaire droit est un peu grossi, le gauche l’est davantage D ME PO EE CES

Sur la surface du dernier se trouvent deux petits nodules, gros comme un grain de millet. La coupe montre encore là une formation cancéreuse.

La vessie est remple d'une urine trouble, sans modification. Les uretères ne sont pas dilatés.

Les ganglions mésentériques, légèrement tuméfiés, présentent à lu coupe une coloration d’un rouge gris. Sur la partie antérieure du thorax, au point correspondant à la quatrième articulation chondro costale gauche, ainsi qu'à la quatrième et cinquième droite, on constate la présence de petites tumeurs pâles, molles, de la grosseur d’une fève.

Après l'enlèvement des organes intra-thoraciques, on constate à la face interne de la cavité, au niveau de toutes les articula- Lions chondro-costales,sauf la première et la neuvième de droite, la présence de tumeurs mamelonnées, molles. Périoste de la face interne des côtes épaissi régulièrement et d’une façon ditfuse dans toute son étendue.

Lr-

AU

Des mucosités spumeuses sortent de la (rachée. Thymus normal. Poumon droit vide d'air. Poumons et cœur sains, pas de coloration anormale de la peau.

Examen de la tumeur abdominale (Wirchow). C'est un sarcome médullaire de la capsule surrénale droite. se composant en partie de cellules rondes, en partie d'éléments irréguliers, aplatis, anguleux, polygonaux avec de lrès gros noyaux caractéristiques des sarcomes. En beaucoup de points la forte accumulalion de ces éléments avait amené leur dégénérescence graisseuse.

A s'agit d’un sarcome médullaire primitif de la capsule surrénale droite avec formation très étendue de métastases.

OBSERVATICN 48 (Résumée). — Sarcome primitif de la capsule surrénale gauche avec thrombose de la veine cave chez un enfant, par Fox (Transactions of the pathological Society of London, 1885, pages 460, 463, vol XXX VI). s

Marie C..., 2 ans, est amenée, en février 1884, à l'hôpital Victoria. Parents en bonne santé. La mère a eu deux avortements à 6 mois de grossesse. Un troisième enfant est vivant et bien-portant. La petite fille, objet de notre observation, est née à terme, elle avait une bonne constilution et fut allaitée au sein jusqu'à 16 mois. Toujours très grosse, elle devint, au dire de sa mère, énorme à 10 mois, A‘la fin de la première année, elle présenta une éruption sur les cuisses et les fesses sans coryza (du reste pas d'antécédents syphilitiques probables, bien que la mère ait perdu ses cheveux de bonne heure).

A l'entrée, on remarque que la malade est chancelante, assez grosse. Elle présente un teint pâle, légèrement foncé et même un peu livide sur les joues. Cette pâleur datait de plus d'un an. Pas de pigmentation Téguments remarquablement velus surtout à la région génitale et pubienne. Ce fait attira tout d'abord l'attention. L'abdomen avait graduellement grossi depuis 1 an et 8 mois. Appétit extraordinaire et soif persistante, depuis 6 mois elle laissait échapper de profonds soupirs.

L'examen fut très difficile à cause de l'agitation de la malade. On put constater une hypertrophie uniforme du foie atteignant presque l’ombilic el, du côté gauche. une masse solide, mal définie qui ne patut pas être la rate. Urines el selles nor-

HO

males. Cependant tendance à la constipation. L'enfant ne pouvait plus se tenir debout depuis janvier 1884. Auparavant elle pouvait marcher un peu à l’aide de chaises.

C'était une enfant peu intelligente et d'un vocabulaire réduit. |

Le 19 février, vomissements violents durant toute la journée. La face devenait livide et la respiration très rapide. Amélioration le 24, mais la malade resta faible avec une soif vive, des nuits agitées, refusant toule nourriture et appuyant ses mains sur sa tête. Le 3 mars, nouveaux vomissements, avec une température de 39 degrés. Pouls faible, cyanose considérable. Vomissements stercoraux, puis mort.

Autopsie. — Organes génitaux très développés. Légère ascite, pas d'adhérences péritonéales. Foie couleur violet foncé, atteint l’ombilic. Intestins et estomac normaux. Derrière le colon se trouve une masse sombre en connexion avec le rein. Celle masse remplissait tout l'abdomen et était très adhérente à la paroi postérieure. En enlevant cette tumeur avec le rein, un liquide plein de grumeaux el épais s'échappa des veines. Les veines du rein et de la lumeurcommuniquaieut librement. Rein gauche normal, aplati au sommet et plus petit que le rein droit congestionné. Pas de capsule surrénale gauche. La capsule droite était dure à la coupe. Quelques ganglions tuméfiés et durs étaient le siège de tumeurs secondaires. La veine cave inférieure élait distendue et dure, remolie par un caillot décoloré adhérent et s'étendant jusqu'à l'oreillette droite qu'il remplissait en envoyant un prolongement à lravers l’orifice auriculo-ventriculaire. Rien aux valvules. Le péricarde contient un léger épanchement. Emphysème pulmonaire des sommets. À gauche quelques nodules : l’un en arrière et deux ou trois en avant, au sommet.

Utérus et ovaires gros.

La tumeur abdominale avait la dimension d'une noix de coco, régulièrement ovoïde, molle et fluctuante. Elle occupait la place de la capsule surrénale gauche, recouvrail et aplatissail le rein gauche normal. La capsule de la tumeur était adhérente à celle du rein mais distincte. A la coupe, tumeur molle avec noyaux hémorrhagiques. Pas de liquide.

— Al —

L'examen microscopique montra que les [améurs primaires et secondaires étaient des sarcomes à grandes cellules.

OBSERVATION 19 (Résumée).—Cas de sarcome primitif de la capsule surrénale gauche par Karl Berdack (Wiener medizinische Wochenschrift, 1889 XXXIX. page 357-385).

Joseph L., journalier, 55 ans, entre à l'hôpital le 14 octobre, pour tumeur abdominale. Ily à 2 ans, affection pulmonaire dont il guérit. Auparavant, santé excellente. Au commencement de juin, il éprouve des douleurs dans l'hypocondre gauche, avec irradiation du côté du lhorax.Deux mois avant son entirée à l'hôpital, il remarque que son ventre augmente de volume et un mois plus tard, il perçoit une tumeur dans la région stomacale. Cette tumeur grossit,devient plus molle. Peu d'appétit, éructations ; ni vomissements, ni malaises particuliers après les repas. L’ingestion des aliments n’a aucune influence sur le volume de la tumeur. Pas d'ictère, selles normales. Dans les dernières semaines amaigrissement notable.

Examen. — Sujet de taille moyenne, mince, amaigri. Teint pâle légèrement brun, anémie profonde. Tremblements fibrillaires au contact, surtout au thorax. Pouls et respiration rapides.Température 3601. :

Thorax élargi à sa partie inférieure, modérément globuleux.

Ala percussion matité à droite jusqu'au bas de la 5me côte, à gauche jusqu’à la 3me,

A l'auscultation. — Inspiration brève, expiration prolongée.

Choc du cœur non visible, sensible au toucher, au-dessus du

" . mamelon et de la-4me côte gauche. Il commence à la 3me côte Si etestlimité à droite par le bord gauche du sternum. Bruits Le sourds mais distincts. Au-dessus, et un peu en dehors du be. matnelon, petites nodosités mobiles, de la grosseur d’un pois.

Espace de Tranbe sensiblement réduit.

Abdomen fortement ballonné. peau distendue, œdémateuse, veines dilatées à gauche. Partout résistance, notamment à l’épigastre et au mésogastre.Pas de point douloureux.

À l’'hypogastre, fluctuation manifeste. A l'épigastre, on per- | al çoit une tumeur élastique, grosse comme une tête d'enfant, | qu'on peul circonserire nettement à droite, en haut et en bas,

Limilée en haut, par l'apophyse xyphoïde, se terminant à 4 travers de doigt de l'ombilie, parun bord dur, saillant, neltement perceptible. A gauche,masse dure, envahissant tout lhypocondre, se terminant à 5 travers de doigt sous les fausses côtes. Dans cette tumeur, pas de bruits de souffle. Dans le mésogastre gauche, sensation d’une corde ronde formée par une anse intestinale distendue. Percussion au-dessus de la tumeur, donne un son clair qui devient immédiatement tympanique dans les parties inlestinales voisines.

Foie non perceptible. Matité s'étend de la 3me côte jusqu’au bord des fausses côtes.

La matité splénique qui commence à la 6me côte ne peut se circonserire ni à droite, ni en bas.

Rien d’anormal à l'examen du sang.

16 octobre. — Fortes douleurs survenant par crises plusieurs fois par jour et ne cessant que lorsque le haut du corps est fléchi en avant. Température = 360. Traitement : Teinture amère, liqueur de Fowler âà.

18 octobre. — La tumeur qui fait saillie à l'épigastre, devient plus molle et nettement fluctuante. Ponction exploratrice qui donne un peu de sang mélangé de graisse. Au microscope on trouve dans ce sang des globules et et des grains de pigment. Le soir injeclion de morphine.

26 octobre. — Amaigrissement continu. Nouvelle ponction exploratrice sans résultat. Selles dures, normales. Murmure respiratoire peu perceptible. Température = 3506, Le soir: injection de morphine.

2 novembre. — Malade très amaigri, cyanosé. Dyspnée. Aux poumons : submatité à droite, signes de bronchite diffuse. To —-350.

3 novembre. — Le matin, cyanose. Te = 350, Même état. Le soir, le malade perd connaissance, se refroidit et meurt.

Autopsie. — Corps de taille moyenne. Ossature puissante. Amaigri.Peau pâle parsemée sur le dos de tâches livides.Traits du visage allérés, poitrine bombée, fortement élargie à sa partie inférieure. Le flanc gauche est fortement distendu, on Y trouve une résistance sensible.

Poumons repoussés en avant, anémiés, œdémateux, comprinés à la base. Diaphragme bombé à droite jusqu'à la 4e côte, à

gauche jusqu’à la 8e, Cœur flasque et semblant sur le point de se dissocier.

La partie supérieure de la cavité abdominale est presque entièrement remplie par une tumeur,recouverte seulement par l’épiploon. Cette tumeur vient se placer entre l'estomac et le colon transverse et arrive derrière le lobe gauche du foie.Cette masse prend naissance en arrière, Sa périphérie laisse écouler un suc blanc, laiteux. Cette masse est friable, de coloration jaune graisseux. Elle à dû se rompre. Sa partie profonde placée dans l’hypocondre gauche présente des espaces caverneux assez considérables, remplis d’un liquide épais, rouge brun. Cette portion est fixé solidement au diaphragme et au rein gauche, mais reste distincte.

Foie repoussé en haut et en arrière sous le diaphragme. Il est brun pâle. Son bord postérieur contient de nombreux noyaux gros comme des œufs de poule. Ces noyaux ont l’aspect de la moelle, sont hémisphériques et présentent une partie centrale Lachetée de rouge par suite d'hémorrhagies.

Rate repoussée en avant et en dedans.Moulée dans la tumeur. Elle est volumineuse, lisse, brun pâle.

Eslomac repoussé sous le diaphragme, tiraillé et distendu par le bord supérieur de la tumeur. La cavilé comprimée contient un liquide spumeux et bilieux.

Pancréas,placé à la partbie inférieure de la lumeur,est flasque, déprimé. |

Rein gauche un peu refoulé en bas. Rein droit situé normalement.Tous deux pâles. Capsule surrénale gauche cancéreuse. Capsule droite normale.

Intestin grêle peu distendu. Gros intestin rempli d'épaisses matières fécales.

A la partie inférieure de la cavité abdominale,léger épanchement de sang liquide. La peau de l'abdomen est d’une coloration assez foncée.

Au microscope, on trouve que la tumeur est un sarcome à petites cellules.

OBSERVATION 20 (Résumée). — Cancer primitif de la capsule surrénale gauche avec propagation au canal thoracique, Iymphangite pulmonaire généralisée, adénopathie sus-claviculaire, par M. Troisier (Bulletin de la Socièlé médicale des Hôpitaux de Paris, 1890,

Le

page 266).

Homme, 34 ans. Les premiers symptômes remontent au mois de juillet 1889. A cette époque, hématurie abondante qui s'est renouvelée assez souvent depuis. Le {1 août, colique néphrétique. En janvier 1890, hémoptysie. Dyspnée presque continue avec accès d’étouffement la nuit. Nouvelles hématuries en février, l'oppression persiste. A l'auscultation : simple affaiblissement du murmure vésiculaire et présence de râles muqueux, fins, disséminés; crachats assez abondants, spumeux, quelquefois teintés de sang. Quelques jours avant sa mort il expectora à la suite d’une quinte de toux, une petile masse pulpeuse, grisâtre, ayant l'aspect d’un ganglion. Amaigrissement considérable, Mort par asphyxie lente. Pas de mélanodermie.

Autopsie. — Cancer de la capsule surrénale gauche avec propagalion au rein, du même côté, dans lequel on trouve plusieurs noyaux secondaires, dont l’un forme un champignon occupant toute la cavité du bassinet (source probable des hématuries). Rein et capsule surrénale droits sains. Ganglions lombaires en contact avec rein el capsules gauches, sont dégénérés. Chaîne prévertébrale altérée, depuis région lombaire jusqu’à la trachée. Ganglions bronchiques atteints. Lymphangite cancéreuse généralisée des deux poumons.

Canal thoracique avec dégénérescence cancéreuse. Ganglion sus-claviculaire cancéreux, de la grosseur d’une petite noix, à gauche.

OBSERVATION 21 (Résumée). — Carcinome de la capsule surrénale gauche chez un enfant (Transactions of the pathological Society of London), par le Dr Ogle, 1865, vol. XVI, page 256.

Sarah W.,3 ans, entre à l'hôpital en septembre 1864. Elle est très grosse, pèse 44 livres anglaises, a une taille de 2 pieds 10 pouces. Son regard est maussade, ses traits accentués. Elle a un sysième pileux très développé. Ses sourcis sont épais,

elle à une moustache accentuée et une région pubienne très velue. Ses organes génitaux sont entièrement développés. Elle a une peau cuivrée mais non bronzée. Sa mère a un teint très coloré. Elle a eu 4 autres enfants. Elle dit avoir eu une attaque d'épilepsie lorsqu'elle était grosse de cette enfant. La petite fille qui fait l’objet de cette observation, était bien portante jusque il y a 8 mois. A cette époque elle eut une fluxion de poitrine.Elle augmenta de volume depuis ce moment. Sa mère dit qu’elle avait « des dents plein la bouche ». Une tumeur volumineuse siégeant au-dessous des dernières côtes et du côté gauche fut alors remarquée. Cette tumeur n'était pas

“douloureuse. On fait prendre à la malade de l'iodure de

pstassium pendant un mois. Elle entre \ l'hôpital pour vomissements constants qu’elle a depuis deux ou trois jours. Elle est très faible, ne peut prendre aucune nourriture et meurt le lendemain.

Autopsie. — La capsule surrénale gauche était le siège d'un cancer encéphaloide pesant 2 livres, 2 onces. Le foie contenait un nodule carcinomateux de la taille d’une châtaigne.

Examen microscopique. — Les masses carcinomateuses étaient composées de nombreuses granulations graisseuses et d’une mullitude de cellules nucléées, rondes et ovales, qui avaient subi pour la plupart la dégénérescence graisseuse.

OBSERVATION 22 (Résumée). — Cancer d’une capsule surrénale, par Geenhow (Transactions of pathological Society. London, 1867. X VIII, page 260 à 262).

Petite fille de 12 ans entrée presque mourante à l'hôpital. Elle avait eu, quelques mois auparavant, une légère fièvre scarlatine suivie d’hydropisie, Depuis ce moment, bonne santé habituelle.

Autopsie. — Corps en bon état, la peau avait sa coloration normale. Les poumons et la plèvre étaient congestionnés en grande partie, et une pleuro-pneumonie était évidemment cause de la mort. Une des capsules surrénales formait une tumeur irrégulière, d'environ 3 pouces de long sur 2 de large. Le rein correspondantélait aplati au point de contact, mais non adhérent. Les autres organes élaient sains.

me.

La surface de la capsule surrénale malade, était douce au toucher, légèrement bosselée,

Examen de la tumeur. — A la section, elle présentait une portion centrale de forme globuleuse, occupant la plus grande partie de la masse et une portion périphérique généralement séparée de la portion centrale, par une ligne de démarcation très nette. Cette portion centrale avait une consistance très molle, une couleur blanche et sa surface de section présentail un aspect finement réticulé. Elle laissait échapper du suc blanc, floconneux, On voyait, au centre, la coupe d'une grosse veine entourée de tissu fibreux. La portion corticale avait une consistance plus ferme et un aspect plus uniforme, quoique légèrement réticulée. L'examen de coupes minces, prises dans les deux parties, montra que leurs caractères élaientsemblables. On y voyait un tissu fibreux, circonscrivant des mailles très régulières. Ces mailles étaient, en grande parlie, remplies de cellules nucléées, rondes et ovales (beaucoup contenaient 2 ou 3 noyaux). Dans la portion centrale, les alvéoles étaient plus grandes et plus régulières. On ne voyait pas trace de la structure normale de l'organe.

Examen histologique. — Les coupes minces de cette tumeur, montrent un réticulum, dont les mailles sont remplies d’une substance très friable, que le lavage enlève facilement. Près äe la surface, le réticulum est plus serré et ses mailles sont plus solides que vers le centre de la tumeur où le tissu interstitiel domine.

Les travées du réticulum semblent finement réticulées. Elles sont formées de cellules de grande longueur, excessivement grêles et délicates. Dans le tissu interstitiel on distingue des cellules et une substance inter-cellulaire. Les premières sont le plus souvent rondes, etelles ont de 1/4300 à 1/1433 de pouce. Les petites cellules sont bien plus nombreuses que les grandes. Elles contiennent un seul noyau ou plus généralement quelques belles granulations, tandis que les grandes conliennent de 1 à 3 noyaux el sont évidemment une origine des petites.

La quantité de substance inter-cellulaire varie beaucoup.Aux endroits où les cellules sont tassées, elle est à peine visible, mais dans d'autres endroits, les cellules sont séparées par des

| ENS LR intervalles plus grands que a diamètre et, là, la substance

inter- cellulaire est facilement reconnaissable. Sa structure est

légèrement granuleuse, mais © est probablement une altération post mortem produite par l'alcool, dans lequel le cancer a été

to Il est aussi probable que les cristaux incolores, en

tablettes, rhomboïdaux (plus larges et plus délicats que ceux

de cholestérine), qui sont répandus dans la tumeur, ont la

même origine. ;

Conclusion : La présence d’une substance inter-cellulaire

véritable, la fait phser parmi les SO mais à forme FE maligne. LS 3 : FLN SION

Page 1