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pénètre dans le cœur et s’y transforme en un: foyer de chaleur vivifiante. alors s'opère proprement ce contact de Dieu. qui n'est pas encore l’union consommée, mais qui y prépare! très prochainement. Les âmes éminentes, que!
le Seigneur élève à des voies plus sublimes, ont éprouvé et goûté dans un sens plus littés
‘ralet plus précis ce don de Dieu qu’elles ne!
savent Cominent exprimer autrement que par le terme d'un baiser de la bouche. Sainte Thérèse nous en parle quelque part. Discernant dans son âme ce que les philosophes eux-mêmes les plus subtils n’y discernent guère que d’une manière assez vague, elle y reconnaissait plusieurs demeures, plus intimes les unes que les autres. Elle y découvrait, une première porte extérieure, et une sorte de sanctuaire intérieur, impénétrable à tout. autre qu'à Dieu. Quand la présence et l’ac—
tion du Bien-Aimé se rendent sensibles dans
ce sanctuaire le plus profond, et se répandent: de là dans les autres demeures, pour remplir de sa majesté tout son temple, alors l'union: est consommée. Mais quand il frappe, pour ainsi dire, à la porte et avertit l’âme de sa présence en la touchant seulement à la sur face, alors c’est comme un baiser pudique!
par lequel il la ravit et la prépare aux opérations plus excellentes de son amour. ;
Il ne nous appartient point de dévoiler.
ces secrets qui tiennent moins de la terre que. du ciel. Il nous suffit de savoir par l’expérience des saints, et par les termes merveil leusement choisis dontils usent pour en parler,” que ces opérations surnaturelles sont véri-— tables, pour y entrevoir toute la profondeur: des Ecritures, et spécialement du sacré Cantique. Loin de nous ces esprits légers qui:
tournent en dérision ce qu’ils n’entendent pas; et ces esprits plus sérieux, mais peut-être.
plus dangereusement égarés, qui n’y voient.
que des phénomènes naturels! |
Nul ne connaît le Père, si ce n’est le Fils,” et celui à qui le Fils le révèle. Nul ne peut. venir au Fils, s'il n’est tiré par le Père. Le monde de la grâce restera éternellement.
fermé à l’orgueil et à toute la subtilité des philosophes qui se persuadent y entrer par la seule puissance de leur raison. Les fidèles eux-mêmes ont besoin que Jésus les attire.
Oui, l'âme juste, déjà unie au Verbe. par l’habitude de la charité et de la grâce, et déjà par conséquent son épouse, ne peut encore se tourner vers lui la première. Elle reste assoupie, endormie, jusqu’à ce que 1
odorem unguentorum tuorum. Introduxit me rex in cellaria sua :
exultabimus et Iætabimur in te, memores uberum tuorum super vinum : recti diligunt te. FU