Botrus cypri dilectus meus » mihi, in vineis Engaddi
Lai promet d'ajouter à sa parure, cela marque accroissement de ses mérites, et de la grâce 4 sanctifiante qui en est la juste récompeuse. 4
Cet accroissement de la grâce qui la rend 4
| part, de nouvelles caresses. C’est un nard odorant qui le charme et l’attire de nouveau « dans ses bras (1). Jésus repose sur cette âme 1 comme un faisceau de myrrhe. amère au .
goût, mais d’une odeur suave (2). C'est ainsi qu’il reposait dans les bras de Marie, au jour 4 de sa présentation au temple, quand cette « mère racheta son Fils devant lautel, en se rappelant l’autel du Calvaire. C'est ainsi !
qu'aux délices dont il inondait l’âme du glo- « rieux François d'Assise, il sut mêler Pamer- | tume et la douleur inouïes des sacrés stig- w mates. C’est ainsi qu’en se donnant à la séra- | phique Thérèse pour époux, il lui perçait le cœur d'un dard enflammé avec d’incroyables | souffrances. | | !
. Mais ces souffrances même ont leursdélices, 1 puisque l’âme qui les ressent ne voudrait, « pour aucun prix, en être soulagée. C'est M pourquoi l’amour triomphe, l'âme oublie sa :
peine, et ne voit plus dans son époux que la * grappe de Cypre, qui est une fleur cdorante, aux calices mullipliés et pendants en forme M
mélange d’amertume.
(4) « Neque enim tantum Christo, sed etiam piis animabus sua odoramenta sunt, quo sunt oruliones sançioru, Caslusque Verbi amor, Sponsum invitans. » Boss. W
(2. « Per myrrham mortuisimpendi solitam Patres ia- M telligunt Christi morlem ac sepulturam, iisque inhæren-
tem pœnitentiam christianam, » Boss.
DEUXIÈME ACTE (sie).
Dialogue entre l'époux el l'épouse :