Que vous êtes belle, Ô mon
amie ! que vous êtes belle ! Vos yeux
sont les yeux de la colombe, sans
ce qui est caché à l’intérieur ; vos cheveux sont comme des troupeaux
de chèvres qui sont montées de la montagne de Galaad.
2, Vos dents sont comme des troupeaux de brebis dépouillées de leur toison, qui sont montées du lavoir; toutes portent un double fruit, 1l n’y en a pas de stérile parmi elles.
3. Vos lèvres sont comme une bandelette de pourpre, et votre parole est suave:; vos joues sont comme une moitié de grenade, sans ce qui est caché au dedans.
mer renferment de trésors cachés. tout ce que les forêts et les montasnes ont de plus terrible, tout ce que les régions parfumées de l'Orient et du Midi ont de plus suave, tout ce que nos parterres ont de plus fleuri, et nos vergers de fruits les plus délicieux, est ici rapproché et condensé pour former Île bouquet de l’épouse, et exprimer, sous autant d’emblèmes, ses nobles et grandes qualités.
Ne nous étonnons pas de retrouver si souvent ces images de parfums et de fruits. Le Créateur qui nous a donné cinq organes de nos sensations, les a si sagement distribués et diversifiés. que par les uns nous percevons les qualités extérieures des corps: par d’autres, nous discernons leurs qualités internes et secrètes. La vue et le toucher s’ar-
rétent à la surface; le goût et l’odorat pé-.
nètrent plus avant.
Rien n’est plus juste, par conséquent, pour
relever les beautés et les mérites intérieurs de l'épouse. que les comparaisons empruntées aux objets sur lesquels s’exercent ces deux sens.
Les objets qui flattent la vue ne sont pas, au reste, moins prodigués. Les couleurs éclatantes, modifications diverses de la lumière, ont leur signification mystique toute naturelle. Dieu est lumière, source de toute lumière ; et toutes les créatures qui lui plaisent
participent à sa spiendeur. Les belles couleurs . ne sont donc, dans leur agréable variété,
que l'expression naïve des faces diverses par
David qui est bâtie avec des créneaux : mille boucliers y sont appendus, toute l’armure des forts.
d. Vos deux mamelles sont comme deux faons jumeaux de la gazelle, qui paissent parmi les lis.
6. Jusqu’à ce que le jour paraisse, et que les ombres se dissipent, j'irai à la montagne de la myrrhe, et à la colline de l’encens.
7. Vous êtes toute belle, Ô mon amie, et 1l n’y a pas de tache en Vous.
‘rs LE CANTIQUE DES CANTIQUES at 4. Votre cou est comme latourde 4.Sicut turris David collum tuum
quæ ædificata est cum propugnacu lis ; mille clypei pendent ex ea omnis armatura fortium. ;
D. Duo ubera tua, sicut duo hin nuli capreæ gemelli, qui pascuntui in liliis. | |
6. Donec aspiret dies, et incli nentur umbræ, vadam ad monter myrrhæ, et ad collem thuris.