Fuyez, Ô mon bien-aimé, et
tinction des genres est marquée dans les
pronoms de la deuxième personne, et indique
ici que la parole est adressé à l’époux.
Dans la deuxième partie, l’âme, rassurée sur son propre sort, recommande à son époux ceux qu'elle laisse sur la terre, exposés aux tentations du siècle. Le jour viendra pour elle, où elle sera müre pour se prononcer entre une alliance terrestre et l’alhance avec
|: Je saint époux. Alors, dit le bien-aime, je
me souviendrai de la sollicitude avec laquelle cette âme m'a été recommandée. Je veïllerai sur son innocence, qui est la virginité spirituelle nécessaire pour lPalliance avec Dieu.
: C'est ce que signifient les deux comparaisons
tirées d'un mur que l’on revêt à son sommet de plaques d’argent, pour empêcher les pluies de le dégrader, et d’une porte que l’on
ferme avec du bois de cèdre, pour que sa
clôture soit inviolable.
Quant à l’âme parfaite, elle peut, en ren-
dant le dernier soupir, et paraissant devant
‘son époux, se comparer à un mur flanqué de tours inaccessibles et inexpugnables ; car elle ne connaîtra plus d'ennemis qui osent l’attaquer et troubler son repos. Son union avec son époux ne souffrira plus d’interrup -