‹ Le cantique des cantiques avec traduction spéciale sur l'Hébreu et commentariesChapitre 86 sur 90 · Fuyez, Ô mon bien-aimé, et · texte numérisé non relu

Fuyez, Ô mon bien-aimé, et

tinction des genres est marquée dans les

pronoms de la deuxième personne, et indique

ici que la parole est adressé à l’époux.

Dans la deuxième partie, l’âme, rassurée sur son propre sort, recommande à son époux ceux qu'elle laisse sur la terre, exposés aux tentations du siècle. Le jour viendra pour elle, où elle sera müre pour se prononcer entre une alliance terrestre et l’alhance avec

|: Je saint époux. Alors, dit le bien-aime, je

me souviendrai de la sollicitude avec laquelle cette âme m'a été recommandée. Je veïllerai sur son innocence, qui est la virginité spirituelle nécessaire pour lPalliance avec Dieu.

: C'est ce que signifient les deux comparaisons

tirées d'un mur que l’on revêt à son sommet de plaques d’argent, pour empêcher les pluies de le dégrader, et d’une porte que l’on

ferme avec du bois de cèdre, pour que sa

clôture soit inviolable.

Quant à l’âme parfaite, elle peut, en ren-

dant le dernier soupir, et paraissant devant

‘son époux, se comparer à un mur flanqué de tours inaccessibles et inexpugnables ; car elle ne connaîtra plus d'ennemis qui osent l’attaquer et troubler son repos. Son union avec son époux ne souffrira plus d’interrup -

Page 1