‹ Le Cantique des CantiquesChapitre 28 sur 81 · Os · texte numérisé non relu

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4. Os. 2,17, 18; Jér. 16,14-15 (23,7-8); 31,32; 50,5; Éz. 20,37. — Zillesen {Der aile und neue Exodus, dans Archiv fur Religionswissenschafl, 1903, pp. 289-304) montre bien que Isaïe 40 sq. conçoit l'exil en Babylonie comme le pendant de la captivité en Égypte, et le retour de l'exil comme un nouvel Exode plus merveilleux encore que le premier.

raffiné de TAncien Testament : loin d'être l'œuvre d'un primitif ou d'un écrivain populaire, c'est au contraire l'ouvrage d'un lettré qui travaille sur des données anciennes en leur donnant une forme nouvelle.

103. — La langue du Cantique nous fournit, d'autre part, un certain nombre d'indices sur l'époque où vivait l'auteur. La présence du mot perse Dins pardés, paradis, parc (4,13), est digne de toute attention. « La présence de ce mot dans le Cantique, dit fort bien Harper (p. xxvii), est très difficile à expliquer si notre livre a été écrit avant la période perse. En effet, l'emploi du mot ici et dans Eccle. 2,5 suppose que le sens en était connu non seulement des auteurs de ces livres, mais encore des lecteurs auxquels ils s'adressaient. Or la chose dont il s'agit, par sa nature même, n'a pas pu parvenir à la connaissance des Juifs par le commerce, mais il a fallu qu'ils la vissent soit en Perse, soit en Palestine, comme une chose introduite de Perse. Le peuple n'a donc pu le connaître, au plus tôt, que pendant la période perse... » Le mot TlaK 'egôz (6,11), noix, noyer, est également perse, mais il a pu pénétrer en Palestine avec la chose avant la période perse. Lenard, originaire de l'Inde, est probablement parvenu à la connaissance des Juifs par la Perse (in 1,12).

104. — Bon nombre d'auteurs ont cru trouver dans le Cantique un mot grec : pnDs* 'appiriôn (3,9) serait, d'après eux, le grec cpopstov, et ils en concluent que le livre a été composé pendant la période hellénique. Mais l'origine grecque d'appiriôn est fort peu probable. A supposer qu'elle fût bien établie, il resterait encore à démontrer que le mot n'a pas pu être connu des Juifs avant la période hellénique. Harper (p. xxviii) indique, en particulier, la possibilité suivante : les Juifs établis en Égypte après la ruine de Jérusalem, ou même auparavant, ont très bien pu entrer en contact avec la civilisation grecque, dans ce pays. Les mercenaires grecs casernés à Tahpanhes formaient dès le VII® siècle un centre d'où certains objets et certains mots grecs ont pu parvenir à la connaissance des Juifs,

L'influence de la culture grecque sur notre poète est non seulement improbable, mais elle me semble même positivement exclue. S'il avait eu, en effet, la moindre connaissance du théâtre grec, l'auteur aurait très probablement donné à son poème un caractère plus franchement dramatique, au lieu de produire une œuvre qui dénote une inexpérience totale de la conduite d'un drame. L'ébauche dramatique qu'il nous offre ne peut donc pas être l'imitation du drame grec : au point de vue de la forme, le Cantique est une œuvre absolument originale et indépendante.

105. — Les aramaïsmes du Cantique constituent un des arguments les plus importants pour l'époque relativement tardive de sa composition. Sans doute, on trouve des aramaïsmes dans les parties les plus anciennes de la Bible; mais il est incontestable, d'autre part, qu'ils sont de plus en plus nombreux dans les livres plus récents. Pendant l'exil, les Juifs dispersés dans l'empire babylonien parmi des populations parlant en grande partie l'araméen durent subir dans une large mesure l'influence de cette langue. Après le retour en Palestine, ils vécurent au milieu de populations aramaïsées, de sorte que la langue nationale fut de plus en plus envahie par l'araméen. Néhémie constatait déjà avec douleur que beaucoup d'enfants ne savaient plus l'hébreu (Néh. 13,24). Si donc nous trouvons dans le Cantique des aramaïsmes nombreux , nous devrons admettre qu'il n'a pas été composé avant l'exil : or tel est précisément le cas. E. Kautzsch dans sa consciencieuse étude sur les aramaïsmes dans l'Ancien Testament ^ compte dans le Cantique dix mots araméens certains (p. 101) et un probable (p. 111) : 1,7 n3^K, 1. miD, naSu7; 2,9 Shd; 2,11 ino; 3,2

[?]; 5,3 7,2 "ja.s; 7,3 a-)2, naiD. — probable : 4,9 pj:;. — J'ajouterais itdj 1,6; 8,11,12.

106. — L'hébreu du Cantique porte de nombreux signes d'une époque relativement tardive. Mentionnons d'abord la forme constante du pronom relatif ur pour "iî2;n : cette dernière

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