‹ Le Cantique des CantiquesChapitre 49 sur 81 · Je me lèverai pour parcourir la ville · texte numérisé non relu

Je me lèverai pour parcourir la ville

Dans les rues, sur les places, je chercherai celui que mon je l'ai cherché et ne l'ai point trouvé. [cœur aime;

3. Les gardes m'ont rencontrée, qui font la ronde dans la ville.

: « Avez- vous vu celui que mon cœur aime? »

lion d'Anan (fondateur de la secte qaraïte), les hommes pieux ont en vain cherché la vraie religion, que les rabbanites avaient corrompue. » Lyranus : il s'agit du péché d'Israël, au retour des explorateurs du pays de Chanaan (il verra la prise de l'arche par les Philistins au chap. 6,1 : quo abiit dilecius tuus?). Orozco : épisode du veau d'or. — Les interprètes naturalistes, frappés du caractère étrange de ce récit, essaient de se tirer de la difficulté en disant que c'est un songe de la bien-aimée, laquelle, n'étant encore que fiancée, rêve qu'elle est déjà mariée et qu'elle perd son époux. Mais il n'y a pas le moindre indice d'un songe dans le texte (Scholz). Du reste, le rêve ne faisant que combiner des détails empruntés à la vie réelle recule la difficulté sans la résoudre. La fiction de notre poète n'est explicable que par l'allégorie : la recherche du bien-aimé dans le lit (d'après les interprètes naturalistes), la ronde nocturne entreprise pour le trouver, l'interpellation aux gardiens, la reprise de l'Époux sans qu'il trouve un mot à placer, et l'introduction dans la maison de la mère : tous ces détails sont incompréhensibles s'il s'agit d'un mari en chair et en os. Tout, au contraire, s'explique très suffisamment, si à travers les images de la fiction on fixe le regard sur la réalité historique visée par le poète.

2. — Le poète compare Israël à une épouse qui a perdu son époux et qui s'empresse d'aller à sa recherche. Développant sa fiction, il accumule les détails concrets afin d'exprimer plus vivement la recherche anxieuse de l'Épouse. Les rues et les places appartiennent sans doute au développement poétique et ne renferment pas d'intention allégorique (Introd., 91). — rue, aramaïsme d'après Kautzsch, mais cf. Ges.-Buhl.

Page 1