A peine les avais-je passés
que j*ai trouvé celui que mon cœur aime. Je l'ai saisi, et je ne Tai point lâché, ^ que je ne l'eusse introduit dans la maison de ma mère, et dans son appartement.
[' Sa main gauche est sous ma tête, et sa droite me tient embrassée'].
de trouver. Les gardiens, qui font la ronde dans la ville, sont en même temps préposés à la garde des murs, d'après 3,7. Graetz (suivi par Siegfried) voit dans cette allusion à des patrouilles nocturnes un indice certain de Tépoque tardive du Cantique : d'après lui, l'existence de patrouilles de nuit daterait seulement de l'époque macédonienne. Mais c'est là une affirmation beaucoup trop générale, car les textes allégués concernent uniquement le monde grec» Puis, le caractère allégorique du Cantique ruine par la base tous les raisonnements de ce genre : il est toujours possible, en effet, que le poète ait créé de toutes pièces tel ou tel détail pour les besoins de son allégorie. Il serait amplement suffisant, par exemple, qu'il ait eu connaissance de l'existence de patrouilles nocturnes dans une ville quelconque, à une époque quelconque, pour expliquer qu'il en parle ici : or l'allégorie l'amenait à parler ici de gardiens. Ces gardiens sont les anges chargés de veiller sur la nation d'Israël : voir la discussion in 5,7.
4. — tz; TDyaD : nous avons ici un bon exemple pour juger combien l'hébreu du Cantique est inférieur à celui de la bonne époque : comparer la lourdeur avec laquelle est rendue cette simple idée : à peine... que avec l'élégante brièveté (i ... de Gen. 27,30; Jug. 7,19 (Introd., 106). Le D ajoute une nuance à T35?a : précisément peu, un tout petit peu (contre Kaempf). — IV cf. in 1,12. — usiN doit se traduire au passé (LXX^ B : àcpvixa; Peshitto; Delitzsch, Oettli, Harper, etc.) : tout le récit est au passé, y compris l'introduction dans la maison de la mère. Les faits étant suffisamment situés dans le passé par les parfaits qui précèdent, le poète, peut-ôtre simplement pour varier, a employé