Sa tête est de Tor pur
les bondes de ses cheveux, pareilles à des palmes, sont noires comme le corbeau.
11. — Après avoir déclaré fièrement que l'Époux est facile à distinguer entre mille, l'Épouse passe au détail du signalement, en commençant par la tête (cf. 4,1). — DriD or, mot poétique et de basse époque (Brown). — 7S signifie proprement l'afiinage de l'or, de 77D affiner (1 R, 10,18 : TSia, qu'il faut lire aussi Jér. 10,9 et Dan. 10,5) ; le mot, fréquemment associé avec or, a pris le sens d'or affiné. Un phénomène analogue s'est produit pour ii:id afîînage de l'or, d'où or fin (Job 28,15) et peut-être aussi pour lïi (Job 22,24). L'or paz correspond donc au xP'J^oç àTrecpÔoç or recuit, épuré, lequel est Vaurum obrizum de Pline (cf. Daremberg et Saglio, I, 575). — On est étonné de voir une tête humaine comparée à de l'or. Daniel parle bien d'une tête en or pur (2,32), mais il s'agit d'une tête de statue. Peut-être le poète pense-t-il moins à la couleur rouge ou jaune de l'or qu'à son éclat brillant, et veut-il exprimer par cette comparaison l'éclat du visage, mais alors serait un terme très impropre pour visage. Peut-être encore ur^n désignerait-il la chevelure de la tête et alors l'or pourrait être la poudre d'or dont on saupoudrait parfois les cheveux pour leur donner du brillant (cf. Josèphe, Antiq. VIII, 7,3). Peut-être, enfin, la tête de l'Époux est-elle couverte d'un diadème d'or : c'est là, semble-t-il, la solution la plus vraisemblable (cf. Rosenmiiller : « videtur aureum redimiculum vel aliud capitis ornamentum intelligendum »). Le v. 14 a présente une manière de parler analogue : « ses bras sont des anneaux d'or », tant ils en sont chargés. (Il n'est pas nécessaire de lire, avec Graetz, IDD couronne). Le personnage « semblable à un fils d'homme » d'Apoc. 14,14 a une couronne d'or sur la tête ; cf. aussi 19,12. L'Époux a été déjà (Gant. 3,11) représenté avec une couronne. On voit que la situation supposée par Gant. 5,11 est toute différente de celle de 5,2 où l'Époux était représenté comme un homme souffrant et suppliant, « la tête pleine de rosée ». Ici, Jéhovah est représenté dans toute la splendeur de sa