Je suis descendu au jardin des noyers
pour regarder la végétation de la vallée, pour voir si la vigne bourgeonne, si les grenadiers fleurissent.
belle saison, celle qui convient aux joies du retour, a commencé. Nous trouverons une troisième fois (7,13) le printemps associé à l'entrée en Palestine, mais alors dans la bouche de l'Épouse.
11. — n3.i pour rua; l'a non accentué tend, en hébreu, à s'atténuer en i. La forme féminine de p ne se trouve qu'ici et dans le livre tardif d'Esther : 1,5; 7,7, 8. — hapax legomenon. Ce mot qu'on trouve aussi en arabe, en araméen, en éthiopien, est emprunté au persan (cf. Brown); v. Introd., 103. — lï^, qui se trouve aussi Job 8,12 dans le sens un peu différent de verdeur, parait désigner ici les nouvelles pousses de la végétation au printemps. — nnisn : comparer 7,13 : 'S-QN*. — y2fJ se trouve encore 7,13 et Eccle. 12,5; cf. § 67 dd. — A la vigne et au grenadier, très abondants en Palestine, on est étonné de voir associé le noyer, qui n'est pas nommé ailleurs dans la Bible. Mais on le rencontre souvent dans la Mishna (cf. Kaempf), et Josèphe mentionne des noyers dans la région du lac de Génésareth (Bell. jud. III, 10,8); on en trouve encore beaucoup dans le nord de la Palestine. Si nous savions à quelle époque le noyer a été importé de Perse en Palestine, nous aurions un indice pour déterminer l'époque du Cantique. Graetz pense que cette importation n'a pas pu avoir lieu avant l'époque macédonienne, mais il n'apporte pas l'ombre d'une preuve. Joret dit simplement que le noyer était cultivé dans la Syrie ancienne, mais n'y est pas indigène (Hist. des plantes, ï, 395). — Le mot Snjn la vallée me ferait croire que le poète vise la vallée par excellence de la Palestine, la fertile vallée du Jourdain (actuellement le Ghôr), longue et profonde dépression où le printemps commence beaucoup plus tôt que dans le reste du pays. — Spécimens d'interprétation : Targum : « Le Maître du monde dit : Dans un second temple, construit par Cyrus,