Est-elle un mur
nous construirons dessus un couronnement d'argent ;
s'emploie surtout en parlant de pourparlers en vue d'un mariage : 1 Sam. 25,39 (cf. Gen. 34,6); comparer parler avec quelqu'un et demander une femme en mariage. Le sens parler contre (cf. Nomb. 12,1, 8 etc.) adopté par le Targum, le Midrash, Rashi, indiquerait qu'il s'agit d'attaque contre Jérusalem, Mais la phrase : « notre sœur est petite et n'a pas de seins » n'éveille pas du tout l'idée de projets hostiles, mais bien celle d'un mariage. Kossowicz et d'autres comprennent : le jour où, devenue nubile, on attaquerait sa réputation. — Les nations se demandent ce qu'elles doivent faire pour Jérusalem, au jour de la nouvelle alliance de Jéhovah avec son peuple. L'épithète de petite convient bien à la situation où se trouvait la nation juive, et en particulier Jérusalem, à l'époque du retour de la captivité. Les seins symbolisent les remparts de Jérusalem, comme l'insinue l'Épouse dans sa réponse (v. 10).
9. — Dans la question que se posent les frères, le poète les faisait parler d'une façon énigmatique ; dans la réponse qu'il leur fait donner à leur propre question, il soulève un peu le voile de l'allégorie : on voit que la petite sœur dont il s'agit est, en réalité, une ville et une ville incomplète, dont les fortifications ne sont pas achevées, dont les entrées ne sont pas encore munies de portes. La forme conditionnelle de la réponse [si... si...) a simplement pour but de ne pas trop dévoiler l'allégorie : mais les frères savent pertinemment que leur sœur est et une muraille et une porte, c'està-dire une ville, et ils auraient pu dire tout aussi bien : « puisqu'elle est un mur... puisqu'elle est une porte... ». Les deux hypothèses ne forment pas une véritable disjonction (cf. Gietmann); le poète a simplement voulu nommer les deux éléments principaux d'une ville fortifiée : les murailles et les portes. Les deux membres de la phrase ont donc le même sens : dans le second cas comme dans le premier, les frères achèveront et orneront. — nii'û désigne une construction circulaire ; ici, il s'agit d'un couronnement qui doit don-
est-elle une porte?
nous lui ferons un battant de cèdre.
ner à toute l'enceinte des murs sa hauteur normale. Le couronnement (créneaux?) sera d'argent, c'est-à-dire qu'il sera à la fois solide et somptueux. — nSl, proprement battant de porte est pris ici au sens large de porte, et même de porte non munie de battant; d'après le contexte, il s'agit d'une porte de ville comme nns (7,14^)- Le mot ne peut pas avoir ici son sens ordinaire de battant, car alors la porte serait complète et il n'y aurait pas à la garnir d'un battant de cèdre. — "ll^fj ne peut guère se rapporter à la racine 112: assiéger, entourer (Siegfried-Stade, Buhl, Brown et la plupart des modernes). Il faut plutôt y voir la racine donner une forme^ former, fabriquer (cf. Ex. 32,4; 1 R. 7,15; Jér. 1,5) comme l'ont bien compris les LXX otaYpa^j/wijiev, la Yulgate compingamus, la Peshitto îojj. Nous fabriquerons forme un bon parallélisme avec nous bâtirons. La construction est prégnante : nous fabriquerons (et nous poserons) à la porte un battant de cèdre, c'est-à-dire nous la garnirons d'un battant de cèdre. — ■ mS se dit d'objets offrant une surface plane : planche, table, stèle, plaque; il désigne ici le battant de la porte confectionné avec des planches de cèdre. — Le cèdre, bois précieux, en parallélisme avec argent, montre bien que la seconde alternative ne forme pas antithèse à la première, comme le pensent beaucoup d'interprètes, et que le poète n'oppose pas châtiment à récompense. Rashi, qui donne au second membre un sens péjoratif, a du moins été logique en voyant dans le cèdre, non un bois précieux, mais tout au contraire un bois « qui pourrit et que les vers rongent et mangent » (! ). — Les nations, ici les Perses, décident que les murs de Jérusalem seront relevés afin qu'elle ait sa force et sa beauté premières, au jour de la nouvelle alliance de la nation avec Jéhovah. La magnificence des murailles de la nouvelle .Jérusalem semble inspirée d'Is. 54,12 : « Je te ferai des créneaux de rubis, des portes de 'cristal' et toute une enceinte de gemmes » (trad. Condamin). Comparer Ps. 48,13-14 : « Faites le tour de Sion, faites-en tout
8, iO
10 Je suis un mur
et mes seins sont des tours ;
le tour; comptez ses tours; observez bien ses remparts... »
iO. — L'Épouse, c'est-à-dire Jérusalem (=: Israël) intervient vivement pour déclarer que ses remparts sont déjà reconstruits et qu'elle est redevenue aux yeux de Jéhovah la cité de la paix. Pour le poète, le projet devient immédiatement une réalité. — L'Épouse ne reprend que la première alternative posée par les frères, mais en l'amplifiant par l'addition : « et mes seins sont comme des tours ». Cette addition donne au stique la longueur voulue et écarte la monotonie qu'aurait eue la déclaration de l'Épouse, si elle avait repris, Tune après l'autre, chacune des deux alternatives du V. 9. — mST:iaD : le TM est vocalisé, suivant une tendance connue, comme si le mot avait l'article; cf. § 126 o. — "r^s exprime ici la conséquence logique : je suis maintenant pourvue de mes murs et de mes tours : aussi suis-je devenue aux yeux de Jéhovah comme ayant trouvé la paix ; cf. Ps. 40,8 iniax m : « en conséquence, j'ai dit ». — A ses yeux : elle ne dit pas : aux yeux de mon bien-aimé, expression de tendresse qui s'harmoniserait mal avec l'allégorie d'une ville fortifiée, mais le suffixe se rapporte sans hésitation possible à celui qui a rendu la paix à Jérusalem et à Israël, Jéhovah. — ^n^M : fai été à ses yeux comme; D veritaiis
(Delitzsch; cf. Brown 1, d); comparer l'expression toute semblable de Gen. 19,14. — mbu; nN-fin : ayant trouvé ou retrouvé la paix est probablement une allusion à l'étymologie populaire du nom de Jérusalem, dont la finale dSu; aura été rapprochée de oiS^ paix (cf. Ps. 76,3) ; comparer le nom de la Sulamite (7,1). — nïq peut aussi bien signifier retrouver que trouver : la nuance itérative exprimée par notre re est très souvent négligée en hébreu; ici, retrouver est au moins aussi probable que trouver. — Les faux prophètes avaient souvent répété à Israël : « Vous aurez la paix » (Jér. 23,17) et leur promesse ne s'était pas vérifiée : aujourd'hui, Jérusalem a vraiment trouvé la paix. Comparer Aggée 2,9 : «... et dans ce lieu (le second temple), je donnerai la paix »; Ps. 122,
aussi suis-je à ses yeux
celle qui a retrouvé la paix.
6-7 : « Faites des vœux pour la paix de Jérusalem; qu'ils soient heureux ceux qui t'aiment! La paix soit sur tes remparts, la tranquillité sur tes tours ! « — L'expression « comme ayant trouvé la paix » semble étrange à Budde, et elle l'est, en effet, en dehors de Tallégorie. — Fillion : « Le mot shalôm, paix, fait évidemment allusion au nom de Salomon, cité au V. il, et à celui de Sulamite qui en dérive ».
[11-12] Second mashal : Israël gardera fidèlement la VIGNE DE JÉHOVAu. — Le poète propose ici, sous le voile de l'allégorie de la vigne, bien connue de ses contemporains, comme l'idée principale de son poème. La vigne dont il parle, d'après toute l'analogie de la Bible, ne peut être, en effet, que celle dont Isaïe avait dit : « La vigne de Jéhovah des armées, c'est la maison d'Israël » (Is. 5,7); cf. Introd., 94. Ici, pourtant, il y a une nuance : Israël n'est pas précisément la vigne; elle en est plutôt la gardienne (cf. 1,6). La vigne dont Jéhovah a confié la garde à Israël, c'est le royaume de Dieu sur la terre, royaume à la fois terrestre et spirituel, comprenant la terre de Jéhovah et la vraie religion. Une conception tout à fait analogue à celle-ci se trouve dans la parabole des vignerons (Math. 21,33 sq.) : dans cette parabole, en effet, les Israélites ne sont pas la vigne, mais les vignerons; la vigne, c'est le « royaume de Dieu » (v. 43) qui leur a été confié : ce royaume leur sera enlevé, c'est-à-dire Dieu les chassera de sa terre et les dépouillera de leurs privilèges spirituels. Scholz a donc raison de penser que la parabole des vignerons s'inspire de notre mashal. Le même exégète a vu avec justesse que la vigne du v. 12 n'est pas différente de celle du v. 11, et que les gardiens ne se distinguent pas adéquatement de l'Épouse. Voici comment il faut entendre, semble-t-il, la parabole énigmatique proposée par le poète : Jéhovah avait une vigne à Jérusalem (ou en Ghanaan); cette vigne, c'est son royaume sur la terre, entendu comme nous venons de le dire, royaume à la fois temporel et spirituel, autrement dit, tout ce qui constitue le judaïsme comme na-
[8, ii-12]
lion et comme religion. Jéhovah donna cette vigne à des gardiens, aux Israélites, afin que ceux-ci la fissent fructifier et lui rapportassent un revenu abondant : mille sicles d'argent. Tel était le dessein de Jéhovah; son seul énoncé éveille aussitôt chez celui qui se rappelle l'infidélité d'Israël (cf. 5,3) la réflexion attristée : « Hélas ! les gardiens sont loin d'avoir rapporté au maître de la vigne les mille sicles qu'il espérait! » et il se demande : « Israël à qui Jéhovah vient de confier de nouveau sa vigne lui rapportera-t-elle cette fois les mille sicles auxquels il a droit? » Le souvenir de l'infidélité passée est donc présent à la pensée du poète; mais, comme toujours, il n'indique que d'une façon extrêmement voilée ce qui n'est pas à la gloire d'Israël. L'affirmation joyeuse et comme triomphante de l'Épouse est une réponse directe à la pensée attristante que nous avons énoncée : « Ma vigne, s'écrie-t-elle, est maintenant sous mes yeux; je la garderai avec un soin jaloux; je rapporterai à Salomon les mille sicles qu'il attend; bien plus, la récolte sera si abondante que les gardiens, c'est-à-dire les Israélites eux-mêmes, auront une récompense de deux cents sicles ». Notre passage, on le voit, est comme la contre-partie de 1,8 où Israël, infidèle à sa religion, disait qu'elle n'avait « pas gardé sa vigne » et qu'elle avait été contrainte de garder celle des autres. Le v. H, très impersonnel, est dit par le chœur, comme les versets 8-9 du mashal précédent. Il n'est pas naturel de mettre le verset dans la bouche de Salomon {= Jéhovah) parlant de lui-même à la troisième personne, même si la leçon "jS à toi, Salomon du \. 12 est authentique. — Spécimens d'iniei'prétation : Le Targum donne une interprétation hybride. Il voit dans la vigne Israël que le « maître du monde, avec qui est la paix », a établie à Jérusalem. Puis l'explication se poursuit par une application au roi Salomon et au schisme des dix tribus (— 1000 sicles) qui se séparèrent des deux tribus {= 200 sicles) de Juda et de Benjamin, sous Roboam. (Le targumiste a été séduit par le mirage des nombres). Pour le Midrash, « la vigne est la maison d'Israël et Salomon, le roi à qui appartient la paix ».
8, ii
il. Salomon avait une vigne à Baal Hamôn;
Rashi : « La vigne est la communauté d'Israël, comme il est dit : La vigne de Jéhovah des armées, c'est la maison d'Israël (Is. 5,7), et Baal Hamôn désigne Jérusalem ». D'après lui, Dieu livre Israël au pouvoir des nations qui l'accablent d'impôts, mais au jour du jugement il exigera d'elles un compte rigoureux. Ibn Ezra mêle la réalité à l'allégorie. La vigne est Israël, mais Salomon est le roi de ce nom auquel toute la multitude (Hamôn) du peuple, c'est-à-dire les douze tribus, obéit; dix tribus (= 1000 sicles) se séparèrent des deux tribus {= 200 sicles). Au v. 12, Salomon est le Messie qui réunira toutes les tribus. — Parmi les chrétiens, l'interprétation de nos deux versets varie beaucoup selon que Salomon et la vigne sont entendus allégoriquement ou non, et selon qu'on admet ou qu'on n'admet pas une opposition entre les deux versets. Parmi les exégètes naturalistes, la diversité est encore plus grande : beaucoup voient au v. 11 une vigne réelle que Salomon aurait possédé à Baal Hamôn, tandis qu'au v. 12 la vigne est la bien-aimée que l'amant met bien au-dessus de la fameuse vigne de Salomon (voir, par ex., Siegfried).
il. — Le mashal commence exactement comme celui d'Isaïe (5,1) : "jD^-p pp:2 f^iS nu. — Salomon : les noms propres d'une allégorie ne peuvent être qu'allégoriques (cf. Gietmann). Salomon n'est donc pas ici le successeur de David, mais Jéhovah, le roi de paix, l'Époux de la Sulamite, celui qui vient de rendre la paix à Jérusalem (v. 10). Saint Jérôme, pour mieux indiquer qu'il ne s'agit pas du roi Salomon a traduit étymologiquement pSiT pacifico, Salomon avait été le roi le plus glorieux et le plus riche d'Israël; ses revenus étaient considérables (1 R. 10,14); son nom convient donc bien à l'idée de notre parabole. Peut-être le nom de Salomon aura-t-il été évoqué dans l'esprit du poète par le mot DlS^ du verset précédent. Quoi qu'il en soit, le nom du roi pacifique est bien en situation, à la fin de notre poème où Israël jouit de la paix comme à l'époque heureuse de Salomon (cf. 3,11 sq.l. — pDn : Baal Hamôn. C'est éga-
8, li
il donna cette vigne à des gardiens :
on devait, de son fruit, lui apporter mille sicles
[d'argent.
lement s'engager dans une fausse voie que de chercher dans ce nom une localité réelle où le roi Salomon aurait possédé une vigne. Il a sans doute existé une ou plusieurs localités de ce nom (cf. Judith, 8,3 : BaXafxojv), mais le mot n'est employé ici que pour sa valeur symbolique, comme l'ont bien vu Aquila, Symmaque^, laVulgate. Le nom semble signifier : maître (possesseur) de foule; Aquila : Iv £)(^ovti 7r>r^67l ; Symmaque : ev xaTo^^yj o/Xou ; Vulgate : in ea quae habet populos. Il est formé d'une façon analogue à d'autres noms de localités, comme 1*i2?n ^^2 qui a une cour; iDn Syn qui a des palmiers; qui a un puits (cf. Brown). On pourrait
rendre "jiDn hy2 par la Populeuse (Weissbach : die Volkreiche). Baal Hamôn désigne probablement la Palestine ou mieux encore sa capitale Jérusalem (Scholz) dont il était question aux vv. 8-10. Jérusalem est en effet la « civitas plena populo » (Lam. 1,1) : la population débordante de Jérusalem, au retour de l'exil, est un trait connu de la prédication prophétique (cf. Is. 49,20-21; 54,2 etc.). Hengstenberg pense que Baal Hamôn désigne le monde, le lieu du tumulte (cf. IS. 4,14; 14,19; Is. 13,4; 17,12) :1e sens serait alors que Jéhovah possède une vigne (Israël) au milieu du monde. Kaempf, bien qu'ennemi de l'allégorie, a bien vu que Baal Hamôn n'est pas une localité réelle : il y voit une désignation poétique analogue à •jCttj"]! pp d'Is. 5,1. — "[nj donner, c'est-à-dire confier, pour que les gardiens fassent fructifier la vigne au profit du propriétaire. — aniDJ : Ibn Ezra fait justement remarquer que ce substantif, qu'on ne rencontre qu'ici (cf. 1,6), répond exactement à l'arabe j-I^lj gardien [des vignes etc.). Il est digne de remarque que l'hébreu et l'arabe emploient Itdj dans le même sens spécial de garder une vigne, une récolte. Lane (s. \. JL'i) cite diverses opinions sur l'origine de ce mot; d'après Ibn Dureid, la forme serait nabatéenne (Introd., 112) ; cf. Kaempf; Frankel : Die
8, il
Aramâischen Fremdwôrter im Arabischen (1886), p. 138. Les nôterîm ne sont pas de simples gardiens, mais des ouvriers à qui l'on confie tout le travail de la vigne. Le poète a peut-être choisi ce mot parce qu'il considère la vigne dans sa dernière période, pendant laquelle, tous les travaux étant terminés, il n'y a plus guère qu'à surveiller le fruit ; peut-être aussi, le poète a-t-il choisi un terme pouvant s'appliquer à l'Épouse plus commodément que celui de vignerons (cf. 1,6). Rien n'indique que les nôterîm soient des fermiers (Gràtz) ; ils sont plutôt, d'après le v. 12, des ouvriers salariés. — "U^in est employé ici d'une façon indéterminée pour on, comme dans 1 S. 9,9 (Buhl) et 2 R. 12,10; Prov. 6,27; 12,14; 13,2; Eccle. 7,5 (Siegfried-Stade). On voit en effet, par le v. 12, que c'est toute la vigne qui doit rapporter mille sicles (Scholz). C'est donc la collectivité des gardiens qui doit apporter chaque année mille sicles; nous voyons, par le verset suivant, que cette collectivité n'est pas adéquatement distincte de l'Épouse, puisqu'elle se charge elle-même du paiement. Les gardiens se distinguent de l'Épouse, comme les Israélites d'Israël. Le poète ne nous ayant pas fait connaître le nombre des gardiens, il n'y aurait aucun intérêt à nous dire ce que chacun d'eux doit rapporter. L'intérêt se porte uniquement sur le rendement total de la belle vigne : c'est ce rendement total qui est exprimé par les mille sicles. — t^l'' exprime plutôt ici le but (Delitzsch) que l'habitude (Siegfried etc.) (cf. § 164 a, fin et 120 c) : pour qu on apportât (Oettli : bràchte); on devait apporter (Kossowicz : tenetur afferre; Graetz : sollte bûssen). — v^B'D. : le n n'est pas le het prêta, puisque le prix consiste dans les mille sicles, non dans le fruit (Scholz). Le sens est : par, avec, grâce au fruit de la vigne, ils doivent rapporter annuellement à Salomon mille sicles. Le suffixe de se rapporte à la vigne (de même au v. 12); cf. Kossowicz. Comparer Math. 21,43 : Tolx; xapTToîx; aÙTÎjç, OÙ auxîjç se rapporte à paaiXeia :=r «(XTreXiov. — '^i^ mille est un nombre symbolique pour beaucoup (cf. Eccle. 7,28). Mille sicles d'argent se disait pour une somme énorme (2 Sam. 18,12). (On n'aurait pas pu l'exiger d'un