I.E CANTlglE
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(Les dix-sept noms
(inscrits al REGISTUK MOUTIAIRE DE VIELEAIARIE LE 3 JllN l()Go)
A M. J.-B. L\GACÉ, Professeur à l'Unioersité Laual.
« Il faut ici donner la gloire à ces dix-sept Français de Montréal et honorer leurs cendres d'un éloge qui leur est dû avec justice... Tout était perdu, s'ils n'eussent péri, et leur malheur a sauvé
c(^ pays.
(Rclalion de 1660.)
Dix-sepl sont morts pour tous, volontaires victimes. — Le prêtre *, qui connut leurs vaillances intimes, Pieusement, du Chef et de ses compagnons Sur l'humble obituaire éternise les noms...
L'ahbé Souart.
Lu mois plus loi, ici même, en Aiile-Marie, Que menaçait un flot montant de barbarie. C'est lui qui dans son cœur, devant ce même autel, Reçut de ces soldats le serment immortel, Lui qui les confessa, leur remit toute faute, Et qui, donnant Jésus à leur âme pour hôte, Leur dit : u Allez, mes fds, bravement... Le chrétien Qui porte en soi son Dieu ne peut plus craindre rien... » Et maintenant qu'ils sont tombés pour la patrie, Le prêtre, avec des mots de prière attendrie Qu'il laisse, comme une eau sainte, goutter sur eux, Inscrit dans la splendeur les noms des dix-sept preux.
— (I Le chef, Adam DoUard des. 0/v»t'aHx...Labelleâme Fervente, enthousiaste, et dont la jeune flamme Fit pour notre jeunesse un sublime entraîneur ! Que Dieu le garde en grâce et nos fils en honneur !... JacfjLies: Brassier, Jean Tavernier dit Hochetière, Nicolas TiUeinoiil... Toute une fleur très fière. Très pure, de la race, et dont les vingt-cinq ans Promettaient tant de fruits au bout de leur printemps. .. Laurent Hébert, si grave, Alonié de lEstres, Si haut, que leurs pensers ne semblaient plus terrestres. . . Nicolas Josselin, de candeur revêtu...
Ayant bien su prier, tous ont bien combattu... Jacques Boisseau, Louis Martin, Robert Jurée... De ces noms que j'écris chaque lettre est sacrée : Qu'ils vivent grands et beaux, autant que leur dessein I Simon Genêt, Franrois Crusson, Hené Doussin,
lOO —
Rohiii, Chrislophe A iic/ier, Jean 1 alels, Jean Le Compte. . . Noms simples, radieux ! Que chacun d'eux raconte. Si notre peuple un jour souffre un pareil assaut, Ce que put l'héroïsme au péril du Long-Sault, Qu'il faut tout espérer, tant que la juste cause Trouve pour la détendre un Français qui s'expose !... Et puisqu'en cet instant mon devoir bien rempli Vous a mis en lumière, exhumés de l'oubli. Avec vos dix-sept noms que notre amour admire, Noms aspergés d'hysope et parfumés de myrrhe, Noms français, dans la gloire à jamais triomphants... Laissez-moi vous donner quelques pleurs, — mes enfants! w
(Les qA dieux d'une oMète,
(3o AVRIL 1672)
A Mgr Mardis, P. A., vicaire général de Québec.
« Je voudrais faire sortir mon cœur par ma langue pour dire à mes chères néophytes ce qu'il sent de l'amour de Dieu...
Je ne regarde pas le présent, mais l'avenir, m'estimant heureuse d'être emploj-ée dans le fondement d'un si grand édifice. » Mère Marie de l'Incarnation.)
Déjà le crépuscule, au fond du monastère Silencieux, baignait de son troublant mystère La cellule, où, docile au souverain Décret, Sur un grabat de pauvre, au Ciel se préparait
La Servanle du Dieu d'auiour : surnaturelle.
La mort semblait descendre avec le soir sur elle ;
Et plus l'âpre souffrance aurait dû la briser,
Plus doux au Crucifix s'attachait son baiser,
Plus calme sur ses Sœurs s'épaudait son sourire...
— « Laissez entrer, dit-elle enfin : pourquoi proscrire
(I Mes fidèles Hurons. que j'entends dans l'enclos,
(( En bas, me désirer avec tant de sanglots ?
« Laissez-les entrer tous : donnez-nous cette joie
« Qu'une dernière fois encor je les revoie... »
Et tout d'abord, autour de leur sainte Maman La troupe des enfants sauvages, sagement, S'agenouilla, craintive et dolente, en couronne, Tandis que, plus hardie, une jeune Huronne, \int, lui baisant sa main de marbre, lui parler : « — Est-ce vrai, comme on dit, que tu vas t'en aller, « Mère, et quitter ton cher abri des Ursulines ?... <( Tu ne peux pourtant pas nous laisser orphelines, (( Seules ainsi ! Sans toi, le soleil de l'été « N'aura plus rien pour nous, ni chaleur ni clarté. « Et nous faudra-t-il voir reverdir le grand frêne, « Sans qu'à son ombre encor ta bonté nous apprenne (( Les beaux cheminsd'amour qui conduisent au Ciel ? » -
Un vieux chef montagnais s'avança, solennel.
— (( Mère des Canadiens, reprit-il. sainte femme,
c( Cela ne te fait rien de partir : car ton àme,
(I A toi, va vivre heureuse avec le Grand Esprit.
(( Mais nous, seuls, qu'allons-nous devenir.^ Qui nourrit
lOO —
(( Les enfants, quand s'en \a la mère, ou les console ?
(( Et tes yeux l)ons, la bouche à la chaude parole,
« Tes secourables mains, ton cœur qui s'immola
<( Plus de trente ans, si Dieu nous reprend tout cela,
(( Comment veux-tu sans toi que nous goûtions la vie ?
(' Mais avant que le Roi de Gloire t'ait ravie,
« Pour te montrer combien nous t'aimons, je voudrais
« Te donner une offrande égale à nos regrets :
« Tiens! prends-moi mon plus beau collier de porcelaines.
(( Pendant que toi Là-Haut tu t'en vas, les mains pleines
« De tout Ion pur froment recueilli grain par grain,
(( Nous, nous restons ici. prisonniers du chagrin 1... »
Elle étendit la main pour bénir sa famille :
— «Merci!... Mais quand le Père appelle à Lui sa fille,
« Ne pleurez pas devant l'Ange libérateur !...
« Mes petites enfants, délices de mon cœur,
« Quand le Seigneur Jésus m'ouvre son bleu portique,
« Il faut vous réjouir et chanter un cantique...
<| Et puis, mes Canadiens, sachez que le trépas,
(( Parmi les vrais croyants, ne les sépare pas ..
« Allez ! . . . Que le méchant, seul, se lamente et tremble I
« Vous ici, moi Là-Haut, nous resterons ensemble
« Toujours, dans la prière et dans l'amour unis...
« Allez ! priez en chœur, pleins d'espoir, — mes bénis ! »^ -
Comme clic avait dit, tous s'en allèrent sans plainte. Et quand, la nuit tombée, eut expiré la sainte, Ils sentirent, levant aux étoiles leurs yeux. Qu'une Mère veillait encor du haut des Cieux.
LES « AMBASSADEURS DE DIEU » *ir *ii' ■^
^ os su et.
A Mgr Albert Guértin, éoêque de Manchester (E.-U.).
« Le prédicateur évangélique est celui gui fait parler Jésus- Chvisl. »
Comme vos pieds sonl beaux, hérauts de l'Evangile !. — Voici l'homme de Dieu, l'auguste pèlerin, Qui vient avec la paix, quand notre foi vacille. Apporter le salut du Christ, son Suzerain.
Aux folles passions c'est lui qui donne un frein, Aux farouches douleurs, lui qui donne un asile : Sa voix tour à tour d'or, de cristal ou d'airain, Pétrit comme il lui plaît nos faibles cœurs d'argile.
— lOJ — -
Des sagesses du Ciel interprète sacré,
Il fait passer en toi, le sublime inspiré,
0 cher parler de France, un grand souffle oratoire
Sa lèvre, qu'Isaïe embrasa de son feu.
Te remporte à jamais ta plus haute victoire,
Celle qu'un cœur d'apôtre a pu gagner pour Dieu !
... Mon discours, dont vous vous croyez les juges, vous iugora au dernier jour !...
Il parle, et l'Ame écoute... Il poursuit de ses traits- L'orgueil qui s'enhardit, l'erreur qui se déguise. Tout le feu des désirs qui dans la chair s'attise Pourne laisser bientôt que cendre et que regrets.
\ainement, ô pécheur endurci, tu voudrais. Comme se pend la chèvre à la fleur du cytise, Suivre ta folle erreur, ta vaine convoitise... Du Dieu, juge infaillible, il t'apprend les décrets.
Dieu seul règne... Aux accents des prophétiques lyres. Il couvre d'un linceul de pourpre les empires, Comme il ensevelit le vainqueur de Rocroy :
Tranquille justicier, qui frappe sans riposte. De toutes nos grandeurs, sacrificateur- roi. Il offre à l'Eternel le suprême holocauste !
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« Une puissance surnaturelle...
Des éclairs qui percent, un tonnerre qui émeuve, un foudre qui brise les cœurs... »
Il parle, et sans effort sa glorieuse phrase
Nous ravit, nous soulève en un large frisson
D'Infini, par delà notre bref horizon,
Sur des sommets, aux pieds du Seigneur, dans l'extase.
Il parle, impérieux... Sa voix pénètre, embrase. Contraint notre Ame à la sublime floraison, Nous épanche avec lui, comme un parfum du vase De la Magdaléenne, en contrite oraison...
Sur la sainte montagne où l'apôtre nous mène. C'est Dieu même qui pense en la parole humaine. Dispensateur du blâme ou du grave conseil ;
Et tandis qu'il traduit les célestes maximes,
Nos cœurs n'habitent plus que sur de blanches cimes
Où plane en l'azur libre un grand aigle au soleil !
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« ... Ainsi cette vertu céleste conserve toute la vigueur qu'elle apporte du ciel d'où elle descend. »
Parfois sa grande éloquence sacerdotale, Qu'attendrit la pitié de l'Homme-Dieu, consent A se faire humble avec les petits, et descend Près de nous, simple et plus doucement amicale,
Pourtant pareille encore au fleuve, dont s'étale Dans la plaine le flot magnifique et puissant, Toujours prêt à montrer, lorsqu'il gronde en passant, Qu'il sait se souvenir de la cime natale.
Mais l'apôtre s'abaisse alin de saisir mieux ;
Il nous prend, et bientôt remonte vers les cieux...
Chez lui toute parole a la force d'un acte.
L'Ambassadeur du Christ ne s'estime content Que lorsqu'il nous ramène enchaînés à son pacte Et jette aux pieds de Dieu notre cœur repentant 1
(gzançois de oMontmotencv- Laval
(séminaire de QUÉBEC MAI I708)
A Sa Grandeur Mgr Bégix, archevêque de Québec.
« Quoi de plus beau que de se dévouer, de se dépenser tout entier pour le salut des âmes ? C'est la grâce que je demande, que j'espère, que j'aime... »
C'était un de ces soirs mourants de la semaine. Où l'artisan courbé d'une âpre tâche humaine. Vendangeur de la vigne ou grave moissonneur. Voit approcher, joyeux, le repos du Seigneur, Mais se retourne, et jette un regard en arrière Sur tous les pas saignants de sa longue carrière.. Vieux serviteur du Christ, comme il avait lutté Pour parfaire ici-bas l'oeuvre d'éternité !...
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Aux veilles des départs, l'heure est plus solennelle, l:t la petite lampe, à ses yeux maternelle. Devant son Crucifix, dorait un dernier vol |)e méditations aux pages de saint Paul, leur à tour il lisait, priait, et ses pensées, A celles du royal Apôtre entrelacées.
Montaient dans un encens de cantiques chrétiens Comme un adieu suprême à ses chers Canadiens.
— ((0 mes petits enfants, vous que j'ai mis au monde,
« Dieu m'est témoin, qui voit tous les cœurs et les sonde,
(( Combien je vous aimai, comme pour vous bénir
« En cet instant s'en va mon plus doux souvenir.
« Depuis plus de vingt ans ma vie est demeurée,
« Telle que je l'ai faite, obscure et retirée ;
(I Mais, posant sa houlette et ses plus fiers habits,
« Le bon pasteur jamais n'oublia ses brebis.
« Loin des miens, parmi vous toujours, — par la prière,
« De tout labeur la plus efficace ouvrière,
« Pour que Dieu d'un trésor de grâces vous comblât,
« J'ai poursuivi, fervent, mon cher apostolat.
(( Canadiens, fils de France, et vous, race huronne,
« 0 mes petits enfants, ma joie et ma couronne,
«( Dont les succès, les maux, sont mes maux, mes succès,
« Vous gardez tout mon cœur de Prêtre et de Français ! »
Il s'arrêtait, ému, dans le vaste silence. N'écoutant que son cœur battre avec violence. Son cœur patriarcal qui bientôt se tairait. Puis sur sa lèvre encor la gloire respirait :
Moi qui de votre temple ai bâti les murailles,
Comment, pour vous chérir, n'aurais-je les entrailles
De mon Seigneur Jésus i* N'ctes-vous point les fils
De la Grâce, que j'ai fait naître et bien servis?
IN'ai-je pas en vertus changé votre faiblesse ?
Et n'ai-je point conquis ma plus belle noblesse,
Celle qui dure autant que la Divinité,
En vous créant^ ô forte et pure Chrétienté,
Mère des Chrétientés à venir d'Amérique ?. ..
Victorieux orgueil de l'œuvre évangélique !
C'est moi, sur cette terre inculte à féconder,
Que Christ daigna choisir — ô bonheur 1 — pour fonder
Une Eglise I... Construire une Eglise nouvelle.
Un édifice, où Dieu se donne et se révèle.
Avec des cœurs humains pour pierres, pour ciment
Un amour qui s'épanche intarissablement 1...
Faire une Eglise 1 ouvrir cette source de vie.
De lumière, où sans fin chaque âme inassouvie.
Contemplant un Sauveur sur ses douleurs penché.
Vient puiser l'espérance et la mort du péché,
Et la paix fraternelle, et toutes les richesses
Du pur Esprit. Pudeurs, Charités ou Sagesses,
Et passe sans efforts — avec Christ au milieu —
De la cité terrestre à la Cité de Dieu 1
Et de celte Eglise, œuvre éternelle et profonde,
Qu'enracina ma main fragile au Nouveau-Monde.
C'est moi — merci d'un tel honneur, o Dieu clément! — .
Qui me liens pierre d'angle et premier fondement! ...»
Et le ^rand Vieillard, mains jointes, dans le m}stère Du pieux monument qu'il laissait à la terre, Mais dont il embrassait tout le secret connu, Sous le souffle de Dieu baissa son front cbenu.
Puis très lent, d'une voix de plus en plus éteinte. Il reprit : « Mes petits enfants, vivez sans crainte...
C'est vrai que je m'en vais au Père qui m'attend ;
Mais puisqu'il nous appelle, allons d'un cœur content
A Celui qui promet le ciel comme salaire...
Moi. je vous resterai fidèle et tutélaire,
Si vous priez, si vous demeurez avec moi
Tous au sein de lEglise et de la même foi... :< Mes chers petits enfants, que mon zèle réclame, < >»e formez qu'un esprit, qu'une bouche etqu'uneàme ! .( Aidés des saints amis, qui, marqués de mon sceau, ( Veillent sur le cercueil comme sur le berceau,
Conliants, du Seigneur célébrez les louanges ;
Mangez le pain des forts à la table des Anges ; ( Tous purs, tous dans le Christ unis et dans le bien, ( Aimez-vous, mes petits enfants, aimez-vous bien ! ( Croyez comme je crois, priez comme je prie, ( Et sur toi, Canada, ma suprême patrie, ( Dieu répandra sans fin, nous payant de retour,
Ses bénédictions de justice et d'amour !... »
Tel, sur sa terre cpiscopale, un soir biblique, En levant vers le Ciel sa gerbe apostolique. S'en alla, glorieux, dans la paix du Seigneur, Montmorency-Laval, le divin moissonneur !
TROPHEES ROYAUX ^ *jf ^
X/it pzocèô-vezbal.
(au SALLT SAINTE-MAHIE 1 4 JUIN l6~l.)
A l'honorable
M. WiLFUID Gaiuépy,
ministre dans le gouvernement
de l'Alberla.
... Celte partiede la monarchie française deviendra quelque chose de grand. »
;Talon.)
Auprès de l'écusson royal, la Croix s'élève. Quatorze peuples, fils des Grands Lacs, Miamis, Noquets, Outaouais, se pressent, tous soumis, Pour le discours de paix oii les groupe un beau rèvc.
— ii3 —
Daiimontde Saint-Lusson, devant les Chefs amis Dont Tapplaudissement dans les psaumes s'achève, De la terre en sa gauche et dans la droite un glaive, Dit les pays de l'Ouest à la France promis :
Et pour mieux proclamer que ce monde appartient, Plaines, fleuves, forêts, au très haut Roi chrétien, H a soin de sceller à la hampe, où scintillent
Sur un champ d'azur clair les trois fleurs de lis d'or. Lacté de primauté française, qu'apostillent LOurs et le Caribou, la Loutre et le Castor I
^iiz le ^laiid (fleuve.
(juin 1673)
A M. le D' Bédard,
de Lynn (E.-U.),
ancien président
de la Société historique
franco- américaine de Boston.
« ... Nous entrons heureusement dans le Mississipi avec une joie que je ne peux pas m'expliquer. . . »
(Journal DE M.^rquette.)
Vers le lever sans fin de nouveaux horizons, Tantôt sous des rocs noirs, tantôt par la clairière De 4a vaste savane accueillante aux bisons, La barque s'avançait, glorieuse : à l'arrière,
Sur les flots limoneux de la large rivière, Où se baignaient parfois d'épaisses frondaisons, Le héraut de la paix, armé du bréviaire, Lançait aux bords surpris l'appel des oraisons.
Et le Chef illinois, pour fêter sa venue.
Faisait, grave, debout, les deux mains vers la nue.
Au crible de ses doigts des rayons d'or pleuvoir :
« Français, lui disait-il, j'admire ton pouvoir : (( Toi qui connais le Grand Esprit, je te saluée (( Que le soleil est beau, quand ton cœur nous vient voir
(La cade de (Loais Jolliet.
(novemure 167 '|.)
A M. Hexri Gvillet, avocat, président général des Forestiers francoaméricains.
Longtemps j'ai contemplé cette carte, qu'inspire L'orgueil d'un monde immense à notre race ouvert. Ni villes ni chemins dans ce sauvage empire : Rien que le AvigAvam rouge ou rien que l'arbre vert.
Ce désert, Jolliet, ton cœur la recouvert De noms seuls d'amitié que notre cœur désire : Avec toi je descends sur « Divine * « et « Colbert ^ » Pour rejoindre avec loi lArkansas, ton « Bazire ^ ».