I. Ou rOulrelaise, VIlUnois
a. D'abord « Ri^iè^e Buade », h' Mississiiji.
3 Charles Basire^ receveur général des droits du Roi à Québec, dont il devait épouser la jeune parente en 1O75.
Que je partage encor ta joie et ta fierté.
Quand, premiers témoins sûrs d'un pays enchanté,
Tes yeux de trésors neufs nous peignent l'opulence.
Quand sur le vaste espace, à nos droits imparti. Ta main signe le nom de la « Nouvelle-France » Si fièrement. — futur seigneur d'Anticosti 1
^'oActe de prise.
(mars 1682)
A l'honorable M. H. -T. Ledovx, de Nashua (Zv.-L.), avocat,
président de l'Union St-Jean-Baptiste d'Amérique.
... Monsieur de La Salle prononça à haute voix en français : Je... prends possession au nom de Sa Majesté... du pays de la Louisiane... et demande qu'il m'en soit délivré acte par Jacques de la Métairie. .. »
Quand Robert Cavelier de La Salle, embrassant
Le rêve de sa vie ardente et solitaire,
Consacra pour toujours la virginale terre
(( Au nom du Roi chrétien très haut et très puissant ».
>'y voulant qu'un seul maître et qu'un seul dignitaire, Il attesta son droit d'un grave et mâle accent, Puis devant ses Français et l'Indien qui consent Il s'en fit délivrer acte par son notaire...
Et l'acte encor se lit, garant du fier labeur :
De la prose naïve et robuste il s'exhale
Un souffle d'allégresse et d'épique grandeur.
Quel passé 1 L'Amérique à nous, notre vassale !... Dans ces vieux mots pâlis je sens battre ton cœur. Beau paladin normand, Cavelier de la Salle I
(La (Leitze.
(mars 1699)
A M. BcssiKRK Rouen,
secrétaire perpétuel de l'Athénée
loiiisianais .
« .. Quoique nous n'ayons pas entendu de vos nouvelles ni vu de vos marques, je ne désespère pas que Dieu ne donne un bon succès à votre entreprise. Je le souhaite de tout mon cœur... »
(Lettre de Tonty à Cavelier de La Salle.l informant qu'il est descendu du paj's des Illinois pour lui donner secours — avril 1688.)
Qui va donc, explorant la bouche du Grand Fleuve. Reconquérir d'en bas la conquête d'en haut, Relier les deux bouts de notre empire ? — Il faut. Où succomba La Salle, un cœur à toute épreuve...
C'est le héros d'Hudson, vainqueur de Terre-Neuve, Qui, maître du secret que ce rivage enclôt, Dans les flots bleus du golfe a vu le jaune flot: Il le suit, le remonte, et tient enfin la preuve.
0 joie I il lit les bons vœux français, queTonty Laissa là pour son chef dans l'attente inutile... Qu'importent les destins? Ces vœux n'ont point menti :
La lettre pour La Salle est aux mains d'Iberville,
Du cher salut ancien savamment averti...
La France à ce désert peut donner une ville I
(La (( (Langue humaine »
(depuis le traité de mmègue — 1678)
A M. James Geddes, le savant prefesseur de langues romanes à Université de Boston.
'> Tandis que nous nous appliquons à l'embellir, vos armes victorieuses la font passer chez les étrangers .. »
(Dédicace au Roi de la première édition du dictionnaire de l'Académie.)
Avec Louis, vainqueur qui commande au Destin, Le français glorieux parle en maitre à la terre : Des ordres de Versaille à présent tributaire, La Paix ne scelle plus ses accords en latin.
Le français parle franc, sans détour ni mystère, Probe et net, dans un jour lumineux et certain : Il déjoue et confond tout calcul clandestin, Défend que d'un seul mot la vérité s'altère.
Aussi le monde entier, son disciple soumis. Change en admirateurs zélés ses ennemis, Donne à l'esprit humain sa règle protectrice ;
Le français, clair, poli, chez tous étend ses droits. Langue des Cours, universelle ambassadrice. C'est la langue d'Etat, reine de tous les rois !
(Les (( temples vivants ».
A M. l'abbé L.-A. Groilx, professeur à Valley field.
« Ces écoles, dans lesquelles on enseigne à lire et à écrire . , ont fait plus de bien qu'on n'eût pu en attendre de fondations plus ambitieuses. »
(Garneau.)
Au tempsoù, dans son faste et son haut apparat. France régnait, la fine héritière de Grèce, Quand, Yersaille imposant sa cour enchanteresse, Il semblait qu'à ses feux l'univers s'éclairât,
Vous, maîtres, bienfaiteurs obscurs, dans la détresse Canadienne, héros du long labeur ingrat. Besogniez sans salaire et sans autre contrat Que le pacte avec Dieu d'une ferme tendresse.
Saintes femmes, miroirs de vertus, purs rayons, Soldats de Carignan blanchis, tabellions, Prêtres, qui donniez tout votre cœur à la classe,
Salut 1 — Quand votre zèle instruisait les enfants, Maîtres, vous prépariez la grandeur de la race, Bâtissant, disiez-vous, de beaux « temples vivants »,
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oJ^obîesse canadienne.
Au sculpteur Philippe Hébert,
glorificateur des héros
de la race.
Canadiens, montrez-nous ces poudreux parchemins Dont la faveur royale orna votre roture : Tel, fils de l'hôtelier dieppois, toi, dont les mains T'ont gagné ton brevet de noble investiture.
Mais pour parer ton nom, mieux qu'un peu d'écriture, Le Moyne deLongueil, rival des vieux Romains, Tu montres tes dix fds, ta fière « nourriture », Que l'Amérique a vus vainqueurs par tous chemins...
Tes dix fds, comme toi tous nobles 1 Car, Le Moyne. La bravoure et l'honneur, c'est le pur patrimoine Dont ta simplicité les avait revêtus...
Et voilà, Canadiens, vos titres de noblesse,
Ceux qu'on ne veut devoir qu'aux coûteuses vertus,
Ceux qu'à sa race entière avec l'exemple on laisse 1
(La QJVlalle de (M. de (ffzoïitenac.