I. Allusion à une fable du Canadien du 29 novembre
Forgeron, tu fis bien étincclcr l'enclume !... — Aussi, loi qui longtemps t'ortifias, unis, Ancêtre vénérable aux noirs feuillets jaunis, Puisse encor t'écouter ([uiconque tient la plume !
! Héraut des libertés énergique et vibrant, i Fais toujours dans les cœurs tinter ta même note. ■ "Noix du vieux « Canadien » française et patriote. Voix de Pierre Bédard et d'Etienne Parent !
A M. Armand Lwergne, député à l'Assemblée législative de Québec.
Quand même la connaissance de la langue anglaise me serait aussi familière que celle de la langue française, je n'en ferais pas moins un premier discours dans la langue de mes compatrioles français - canadiens, ne fût-ce que pour protester solennellement contre cette cruelle injustice de cette partie de l'Acte dUnion qui tend à proscrire la langue maternelle d'une moitié de la population du Canada. Je le dois à mes compatriotes, je le dois à moi-même. »
(H. Lafontaine, 1842.)
. . Le Parlement impérial a passé un acte révoquant la clause de l'Acle d'Union qui imposait des restrictions à l'usage de la Langue française. (Lord Elgin, 1849.)
Jours d'épreuve et de deuil, de tragiques reculs, Où, dans le désespoir farouche de la race,
Les belles Libellés, dout se Aoilail la face, S'exilaient sans appel au gré des Proconsuls I
Des crimes irritants naissent les résistances, D'où naissent à leur tour d'autres brutalités : Quelle funèbre histoire aux yeux \ous racontez, Chemins où l'écliafaud a dressé ses potences,
Murs des prisons, témoins d'héroïques douleurs 1 Villages dont la torche a fait un désert morne ! Tombes des « Bonnets Bleus » qu'a fusillés Colborne ! Flots qui vîtes s'enfuir les Libertés en pleurs !
Un nuage de sang planait sur l'agonie
D'un peuple que son droit condamnait à la mort,
Et ses persécuteurs exultaient sans reniord
A sa langue frappée et du forum bannie 1
^lais tout, plutôt que rendre un son d'âme étranger, Tout, plutôt qu'abdiquer, trahir son sang I... Superbe, Tranquille, le tribun se lève, et, noble verbe, Bravant l'unique arrêt, t'emploie à te venger !...
Qu'alors tu parais beau, libérateur des âmes !
Devant tes ennemis confus et se troublant.
Tu règnes, simple, vrai, magnifique, brûlant
Sur les lèvres d'un seul de cinq cent mille flammes 1 ..
Si bien qu'admirateur du courage loyal,
Elgin, fils d'Albion dont l'équité te prône.
Pour te rendre ta place, — en son discours du trône
Te couronne et t'assied sous le ijrand daisroval ' 1
I. Georges-Etienne Cartier, le grand ministre, fondateur du Canada moderne, fit consacrer, en i8C7,le triomphe définitif de la Langue française, reconnue l'égale de l'anglaise, dans l'Acte dv l'Amérique britannique du Nord (article i33) : « Dans les Chambres du Parlement du Canada et les Chambres de la Législature de Québec, l'usage de la langue française ou de la langue anglaise dans les débats sen facidlatif ; mais dans la rédaction des archives, procès-verbaux et journaux respectifs de ces Chambres, l'usag' de ces deux langues sera ol)U(jaloire . »
La Loi Lavergne (du /» juin 1910; a complété cette obligation en l'étendant à toute la vie administrative et économique de la Province de Québec.
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(Les faisons d'un (F^zaiico-oAméticaiii
à son fie te de Québec.
Aux Chevaliers de J. Cartier.
A l'Union Saint-Jean- Baptiste d'Amérique,
Aux Forestiers franco-américains,
A l Association cnnado américaine.
Aux Artisans canadiens,
A mes hôtes et amis de la Société historique franco-américaine de Boston.
Votre mission, Canadiens-Français, est de donner à l'Amérique tout ce que la vieille France avait d'admirable et ce que vous avez si bien conservé. »
(Mgr QciGLEY, archevêque de Chicago).
Nous voulons apporter à l'àme américaine les beautés de l'idéal français et 1 énergique formation de la philosophie calholique... ».
iH.-T. Leuoix, Président do 1 Union Saint-Jean-Baptiste d'Amérique.)
Daignez me pardonner, — vous rassurer, mon frère, Si j'ai suivi, i< transfuge à vos yeux téméraire,
L'exode canadien chez vos voisins yankees ». Dans vos craintes déjà vous nous voyez conquis, (I Battus et submergés par la vague saxonne »,
— Et votre esprit s'alarme et votre cœur frissonne . A nous croire, en un risque où l'âme sert d'enjeu. Perdus pour vous, perdus pour la race et pour Dieu !
— ?son ! non ! pour l'avenir que votre zèle embrasse, Fiez vous plus, mon frère, aux vertus de la race. Aux vœux de l'Eternel, qui, maître de nos cœurs, Prédestine et conduit les peuples migrateurs !
Et d'abord, pourquoi donc, en franchissant d les lignes Vous paraîtraient « vos gens » étrangerset moins dignes? En quoi mon sang bat-il moins français et moins beau, Où vainquit La Fayette, où brilla RochambeauP Pourquoi mettre entre nousdes remparts ou des digues ? jNous n'avons point non plus déserté, fils prodigues, Les foyers paternels ni les autels sacrés : Au pays des aïeux nous vivons tous rentrés ; Le Français est partout chez lui dans l'Amérique ! De partout le passé lui tend quelque relique, Qu'il reprend et qu'il baise, amoureux pèlerin. Sur le sol dcsLanglade ' et des Aital Guérin - 1 Nous pouvons, aux deux bords du fleuve de Marquette, Restaurer pas à pas Ihomérique conquête, Des huttes des Natchez aux uigAvams michigans Ranimer dans les bois mille échos éloquents ;